Les insectes au jardin

Une nouvelle approchepar Vincent Albouy Association PONEMA

Les livres de jardinage réduisent leur approche des insectes, et plus largement des invertébrés terrestres, à une liste d’espèces « nuisibles ». Pucerons, doryphores et autres limaces font partie des stars de cette catégorie. Sui­vent en général quelques recettes pour s’en débarrasser, donnant une grande pla­ce aux produits chimiques. Les jardiniers sont parmi les plus gros utilisateurs de pesticides au mètre carré, ce qui n’est bon ni pour la nature, ni pour leur santé.

Cette approche très réductrice s’ouvre parfois aux espèces « utiles », c’est-à-dire s’at­taquant aux espèces nuisibles. La coccinelle est le plus populaire de ces auxiliaires. Utiles ou nuisibles, quelques dizaines d’espèces sont l’arbre qui cache la forêt. Plu­sieurs centaines d’espèces d’invertébrés peuvent fréquenter les jardins. Ils sont igno­rés, comme s’ils n’existaient pas. Ni « utiles », ni « nuisibles » dans une optique à courte vue, ils seraient indifférents. Qu’ils disparaissent, victimes des pesticides, de l’évolu­tion de l’outillage ou des modes de culture, ne semble alarmer personne.

Pourtant les invertébrés terrestres constituent un étage très important de la pyramide alimentaire. Ils se situent juste au-dessus des plantes chlorophylliennes, et nourrissent eux-mêmes une grande diversité d’animaux, en particulier de vertébrés. Ils re­présentent plus de la moitié de la biodiversité du jardin, et plus de 90 % des seuls ani­maux.

Le concept d’espèces « nuisibles » et « utiles » est dépassé. Tous les invertébrés terrest­res jouent un rôle dans les relations complexes qui unissent les espèces peuplant un même milieu, et à ce titre peuvent être qualifiées d’utiles. La nature a mis en place des phénomènes d’autorégulation. Une plante tend à supplanter ses voisines et à prendre toute la place ? Ressource abondante et facilement accessible, elle va favo­riser le développement et la pullulation de divers animaux végétariens. La plante ain­si attaquée va régresser, alors que ses commensaux, devenus une ressource abon­dante, vont être la proie de prédateurs, de parasites ou de maladies qui vont réduire leur nombre.

Les pucerons qui attaquent nos salades ne font rien d’autre que profiter d’une res­source abondante. S’ils pullulent, c’est qu’ils n’ont plus à chercher une ressource rare et dispersée. Nous mettons à leur disposition des planches entières de leur plante pré­férée. Coccinelles, syrphes ou chrysopes, s’ils n’ont pas été détruits par les insectici­des, viendront les réguler. Le pire ennemi de l’insecte est l’insecte lui-même.

Aucune espèce n’est « indifférente ». Végétarienne, elle limite l’expansion des plantes. Prédatrice ou parasite, elle limite l’expansion des espèces végétariennes, et des aut­res. Les scientifiques ont relevé jusqu’à quatre niveaux de parasitisme : par exemple, une chenille parasitée par une guêpe, elle-même parasitée par une mouche, dont les oeufs sont parasités par une autre guêpe !

Abeilles, bourdons, mais aussi guêpes, papillons, mouches ou certains coléoptères jouent un rôle indispensable dans la reproduction des plantes. En butinant les fleurs, qui produisent du nectar sucré à leur intention, ces insectes transportent le pollen d’u­ne plante à l’autre, assurant une pollinisation croisée. La bonne productivité végétale des milieux naturels dépend en grande partie de l’action de ces pollinisateurs.

D’autres sont spécialisés dans le recyclage de la matière organique morte. Larves de longicornes qui attaquent le bois mort, bousiers qui fréquentent les crottes, asticots et nécrophores qui nettoient les cadavres, collemboles et vers de terre qui mangent les feuilles tombées au sol, tous accélèrent la minéralisation de la matière organique. Ils la digèrent en partie et la réduisent en minuscules fragments bien plus faciles à attaquer par les bactéries. La fertilité des sols est ainsi assurée à long terme.

Dans un pays aussi anciennement et densément peuplé que le nôtre, la nature sauvage, non modifiée par l’action de l’­homme, a quasiment disparu. Les paysages semi-naturels dus à l’agriculture, autrefois très diversifiés et très riches de vie, s’appauvrissent de jour en jour. Il a fallu mettre en réser­ve quelques lambeaux de nature exceptionnelle encore pré­servée. Aujourd’hui, même la nature ordinaire, banale, est me­nacée et mérite d’être protégée. A ce titre les jardins peuvent être des îlots refuges, si les jardiniers consentent à les entre­tenir d’une manière différente pour favoriser la vie sauvage plutôt que pour l’exterminer.

L’association PONEMA s’est créée en 1989 pour mettre en ré­seau les compétences et les ressources des jardiniers qui ont une autre approche du jardin et qui veulent y favoriser la vie sauvage sous toutes ses formes plutôt que la détruire. Et in­sectes et invertébrés constituent la grande majorité de la bio­diversité des jardins.

Premier commandement du jardinier naturel : ne plus utiliser de produits chimiques au jardin, toutes ces spécialités en – cide, qui tuent bien au delà des espèces visées, et qui s’atta­quent insidieusement à notre santé.

Inutile de songer à protéger efficacement les insectes si l’une de leurs principales ressources alimentaires, les plantes sau­vages, n’est pas présente. C’est pourquoi notre association a mis en place dès sa création une banque de graines. Chacun ramasse dans la nature ou chez lui des graines de plantes sauvages ou anciennement cultivées, déposées dans la banque, et peut en retour demander les semences qui l’inté­ressent. Car le sauvage est quasiment exclu du commerce horticole. Il est presque impossible de trouver des graines de bleuet des champs à fleurs simples, c’est le barbeau à fleur double qui occupe les rayons, ou des plants de sureau commun. Au mieux, après de difficiles recherches, vous mettrez la main sur une variété à feuillage panaché bien moins dynamique.

L’introduction des plantes sauvages au jardin, ou leur simple conservation quand elles apparaissent toutes seules ne se fait pas n’importe comment. Elles n’ont d’intérêt que si elles sont groupées en peuplement cohérent, si elles recréent de mini-milieux naturels.

La haie champêtre et son ourlet de graminées, la friche lais­sant s’épanouir toutes ces « mauvaises herbes » mal aimées et pourtant si attractives pour la vie sauvage, la prairie fleurie qui peut si avantageusement remplacer le gazon tondu ras, la zone sèche accueillante aux plantes aromatiques, la zone hu­mide et la mare à la flore et à la faune si particulières, tous ces milieux semi-naturels miniatures peuvent trouver leur pla­ce dans un simple jardin.

Même les parties cultivées plus intensément pour l’agrément ou la cuisine peuvent entrer dans ce plan de protection de la nature au jardin. Les parterres de fleurs, en accueillant des espèces anciennement cultivées comme le souci, la bourra­che, le centranthe rouge, la julienne des dames, etc. fourni­ront une abondante ressource à diverses espèces végéta­riennes et aux butineurs. Il faut privilégier les variétés à fleurs simples, et non à fleurs doubles, et veiller à étaler les florai­sons du printemps à l’automne.

Au potager, en abandonnant un fenouil aux chenilles de machaon, en cultivant de vieux légumes que la sélection n’a pas rendu monstrueux, en laissant fleurir oignons, persil ou carottes, en utilisant des engrais verts à la floraison mellifère comme la phacélie, vous attirerez prédateurs et parasites, et vous maintiendrez les « nuisibles » à un niveau suffisamment bas pour qu’ils ne soient pas gênants. Mais ils ne doivent pas disparaître : sans pucerons à manger, les coccinelles quittent le jardin, et le laissent sans défense face à la prochaine infestation qui ne tardera pas à arriver.

Des aménagements plus artificiels peuvent aussi être envisa­gés. Une petite mare non loin de la gouttière du toit, un tas de rondins laissés à pourrir dans la haie, l’herbe coupée du mor­ceau de prairie fleurie entassée en meule, un tas de sable abandonné aux hyménoptères fouisseurs contre un mur bien exposé, les déchets verts de la cuisine et du jardin mis à com­poster, un tas de pierre oublié dans un coin, autant d’idées pour fournir nourriture et abris à de nombreuses petites bêtes du jardin. Des structures plus complexes peuvent être cons­truites. Nous avons détourné de son usage une spirale en pier­re permettant de cultiver des plantes de terrain sec, en y in­tégrant divers abris pour les petits vertébrés et les insectes.

En matière d’abris et de nichoirs, le choix est vaste. Que ce soit pour favoriser l’hivernage des coccinelles, des chrysopes, des papillons, ou le repos diurne des perce-oreilles et autres in­sectes nocturnes, divers abris peuvent être fabriqués ou achetés. Parmi les nichoirs, les plus efficaces sont à destination des abeilles et des guêpes solitaires. Si ceux réservés aux bour­dons sont rarement occupés spontanément, l’expérience a montré que les fagots de tiges de ronce installés en bordure des planches de légume pour attirer les guêpes capturant les pucerons, ou les bûches percées de trous de divers diamètres attirent très vite des locataires variés. Les bûches percées ou les bottes de tiges creuses sont fréquentées par les osmies, les anthidies, les mégachiles, les hériades, les odynères, etc…

Cette manière de jardiner procure bien des observations intéressantes au jardinier qui peut voir s’installer de nouveaux locataires au fil du temps. Tout ce foisonnement d’invertébrés profite directement aux petits vertébrés fréquentant le jardin : crapaud et grenouille chez les batraciens, orvet et lézard chez les reptiles, mésange, moineau et autres oiseaux, hérisson, musaraigne et chauve-souris chez les mammifères.

Un jardin plus naturel, c’est un jardin plein de vie.

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Idées pour faire un composteur

Composteur en bois:

Matériaux :

Barre pour empêcher l’écartement, écrous, rondelles, boulons,

6 poteaux de 5 x 5 x 100 cm,

Planches libres coulissantes pour l’avant,

24 planches de 2,5 x15 x 120 cm pour les côtés,

La construction :

Enfoncer les poteaux dans le sol.

Les côtés formés de six planches sont fixés sur les poteaux.

Un interstice de 1 cm est laissé entre chaque planche pour améliorer l’aération du tas.

Le devant de la caisse est amovible : les planches ne sont pas fixes pour ajouter les nouveaux déchets sans problème, en les faisant coulisser.

Ses dimensions exactes sont 120 x 120 x 95 cm. Afin que les côtés ne s’écartent pas, il faut penser à fixer une barre de maintien sur le dessus du conteneur.

Elle ne possède pas de couvercle et pas de fond.

Toutefois, comme pour tous les composteurs, prévoir séparément une couverture pour éviter dessechement ou détrempage: bâche ou paille ou tontes de gazon sous une bonne épaisseur.

Pour les mêmes raisons, placer, si nécessaire, des cartons sur les côtés, en laissant place à une aération, toujours nécessaire.

Pour protéger cette caisse biodégradable, le choix du produit est important puisqu’en contact direct avec le compost et les décomposeurs. Nous utiliserons de la peinture latex à l’eau ou de l’huile de lin.

Les seuls paramètres à respecter sont les dimensions qui sont idéales pour n’importe quel système de compostage de jardin. Pour le reste il ne s’agit bien sûr, que d’indication à adapter à souhait en fonction de vos idées et de votre matériel.

Un autre exemple: dscn1458

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noter le mode d’assemblage.

Silos de pierres ou de parpaings:

Un silo pour les amateurs de belles réalisations qui ont du temps à y consacrer. L’avantage de ce type de composteur tient dans le fait qu’il conserve la chaleur accumulée durant la journée plusieurs heures après le coucher du soleil et maintient donc l’activité dans le tas. Il est cependant beaucoup plus simple de le réaliser en parpaings. On peut très facilement monter un mur stable de 1,20 m avec ces éléments sans utiliser de ciment. Les parpaings ont une capacité de rétention de la chaleur légèrement inférieure à celle de la pierre.

Silo en bottes de foin :

Les bottes de foin forment de bons murs de retenue, et, en outre, le foin peut très progressivement s’incorporer au compost, et parfaire ainsi l’équilibre entre les matières azotées et carbonées. Une botte de foin a une très grande valeur isolante : avec ce type de construction, il ne faudra cependant pas oublier de retourner régulièrement le compost car l’herbe séche laisse passer très peu d’air.

Silo de grillage circulaire:

Les silos de grillage sont faciles à construire en grillage à poules, mais on peut également les acheter en magasin de jardinage. En raison des pertes de chaleur, la décomposition est plus lente que dans les caissons à côté plein. L’avantage de ce type de silo est d’être amovible. Lorsque le compost est prêt, on peut le déplacer facilement pour rendre le tas accessible.

Matériaux :

du grillage souple (type basse-cour ou toile métallique),

4 liens métalliques; 3 ou 4 poteaux de 1,20 m;

Outils :

Pince à découper, tenailles, marteau.

Construction :

Dérouler et couper le grillage à la taille.

Enrouler une dizaine de cms à chaque extrémité du grillage pour le rendre plus robuste et pratique à manipuler.

Mettre le cercle de grillage en place pour le tas de compost et fixer les extrémités avec des crochets ou des liens.

Espacer les poteaux de bois ou de métal autour du périmètre et les enfoncer dans le sol.

Silo avec des palettes:

Construction:

Mettre en place 4 palettes dont les dimensions se rapprochent de 1 m.

Relier ces palettes entre elles à votre façon.

Couvrir avec bâche ou paille ou une bonne couche de tontes de gazon.

Sans oublier de mettre des cartons sur les côtés.

Silo avec un fût métallique:

Avec un peu de savoir-faire et des outils adéquats, vous pouvez faire de la récupération et transformer un fût métallique en conteneur à compost:

1. Percez des trous dans le fond avec une perceuse à grande vitesse ou un burin.

2. Posez le fût sur des parpaings pour permettre une aération par le fond.

3. Ajoutez des couches fines de feuilles, déchets alimentaires, d’herbes etc.

4. Introduisez des tuyaux perforés de 7,50 à 10 cm de section au centre et laissez-les se tenir verticalement.

5. Arrosez et laissez reposer six semaines avant de retourner.

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Aménagements pour auxiliaires

Les insectes pour s’installer à long terme n’ont pas seulement besoin de nourriture mais aussi d’endroits où s’abriter pour l’hiver et pour se métamorphoser. Adultes et larves n’ont pas le même régime alimentaire.

Tas de sable ou de graviers avec du sable : insectes fouisseurs notamment des guêpes chasseresses comme les ammophiles et les Sphex.

Terre battue : guêpes et abeilles solitaires.

Grosses pierres isolées ou simples tuiles.

Tas de compost : nourriture pour les recycleurs

L’activité bactérienne très importante produit de la chaleur et donc permet de protéger des espèces en hiver.

Bottes de ronces, bambous, ombellifères:

La botte doit faire 15 à 20 cm de long, un coté des tiges est bouché.

Il faut placer les bottes verticalement ou horizontalement.

On peut installer la botte dans une boite en bois pour augmenter sa durée de vie. Utiliser du bois non traité et qui ne gonfle pas à l’humidité (Pin, Peuplier… ).

Boite nichoir: faire des trous de 2 à 10 mm de diamètre et de différentes profondeurs pour attirer principalement des hyménoptères.

Pot de fleur à l’envers rempli de fibre de bois ou de foin est disposé au printemps, au sol, près d’une haie: Forficule.

Le pot est ensuite dès début juin accroché dans les arbres près des colonies de pucerons.

Mur avec un mortier de terre ou d’argile : de nombreuses espèces viendront se reproduire.

Nichoir à Bourdons : pot de terre cuite doit être enterré, le trou de drainage doit affleurer du sol.

A l’intérieur on dispose de la paille provenant d’un nid de rongeur ou de la laine de verre. (on peut demander à une animalerie).                                                             

Gîte à Chrysopes en forme de boite aux lettres, le bois doit faire au moins 2 cm d’épaisseur.

A suspendre à 1,50 du sol.

Bande de prairie : retourner une bande de terre pour faire germer les graines indigènes en sommeil, éventuellement semer des graines de plantes sauvages vivant dans le voisinage. Faucher à l’automne uniquement.

Faire une miellée: par exemple, imprégner une ficelle avec du vinaigre, du sucre et du miel.

Constituer une haie d’essences indigènes.

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Les auxiliaires, alliés de nos cultures

(article paru dans la revue: LeP’tit Jardinier et complété par Colibri33)

La nature a su composer un équilibre fragile entre les organismes vivants qui, pour différentes raisons, pas forcément liées à l’activité humaine, peut être rompu. Si l’on ne fait rien, après une phase d’infestation intensive, le ravageur ou parasite réduit le plus souvent sa population de façon naturelle, soit par manque de nourriture, soit parce qu’un prédateur ou un parasite du nuisible s’est développé à son tour. Ces organismes portent le nom d’auxiliaires de nos cultures. Pour les préserver, l’emploi des pesticides doit être très limité et même totalement proscrit dans le cas d’une culture biologique.

Les prédateurs naturels:

Pour favoriser la présence de prédateurs naturels, le jardin doit constituer un milieu varié où chaque organisme est contrôlé par son propre ennemi.

Cela suppose de diversifier les familles de végétaux, les variétés de légumes, de mettre en place des plantes qui attirent les insectes…

En effet beaucoup d’auxiliaires se nourrissent de nectar et de pollen et sont attirés par le parfum des fleurs. Les cultures associées de légumes et de fleurs favorisent, par exemple, les syrphes et les chrysopes dont les adultes consomment le nectar des fleurs. Les oiseaux jouent également un rôle non négligeable dans l’élimination des insectes nuisibles.

Apprenons à les connaître:

Le syrphe:

Il fait partie de l’ordre des Diptères comme la mouche mais son corps zébré de rayures noires et jaunes rappellent davantage la guêpe. Il est reconnaissable grâce à son vol stationnaire et à ses mouvements brusques. Il mesure 1 cm de long ainsi que la larve. C’est elle qui se nourrit des pucerons. Elle ressemble à un asticot, sans patte, de couleur vive vert ou jaune avec des marqùes foncées sur le dos.

La coccinelle:

Son action prédatrice auprès des pucerons et des cochenilles est connue de tous. Certaines espèces se nourrissent aussi de cochenilles, d’autres d’acariens. La larve joue aussi un rôle d’auxiliaire. Elle mesure jusqu’à 15 mm de long, son corps et sa tête bleu noir sont tachetés d’orange. Elle possède 3 paires de pattes et des soies noires sur les côtés.

Préservez des zones où le gazon n’est pas coupé afin de créer des abris pour les adultes pendant l’hiver.

Le carabe:

C’est un coléoptère noir de 2 à 3 cm de long qui vit dans le sol. Certains, comme le carabe nomade, volent. L’adulte et la larve sont carnivores et se délectent de limaces, d’escargots et de chenilles.

Leur présence est favorisée par le paillage du sol et par un bêchage limité.

La scolopendre:

Elle se distingue du mille-pattes par son unique paire de pattes par segment. Elle se déplace aussi beaucoup plus vite. Elle est très utile pour éliminer les oeufs d’insectes et les limaces.

Grenouilles et crapauds:

Ces batraciens insectivores se nourrissent de nombreux ravageurs. La présence d’une mare à proximité est un plus, mais les adultes savent se contenter d’un endroit frais et abrité comme une tuile ou des rondins de bois.

Les pesticides:

Les pesticides sont élaborés à base de produits de syn­thèse. Ils ont un effet immédiat intéressant mais leur action, non sélective, fait que les infestations suivantes évoluent en s’aggravant. En effet les auxiliaires sont plus sensibles à ces produits que le ravageur visé.

Ce dernier a pu acquérir des formes de résistance dues à l’emploi répété d’une même matière active. Les produits autorisés pour la culture biologique sont issus de plantes ou de minéraux. Ils ne sont pas pour autant inoffensifs, le respect des doses et des dates d’application est indispensable !

Apprenons à les connaître (suite):

Le chrysope:

C’est un insecte volant qui mesure 15 mm de long, facilement identifiable grâce à ses ailes irisées, un corps vert doré brillant et de longues antennes.

L’adulte se nourrit de miellat et de nectar. Il pond ses neufs sur des colonies de pucerons ou de thrips que la larve dévore (jusqu’à 300 individus au cours de la croissance de la larve). Celle-ci mesure 10 mm, de couleur brune, elle possède trois paires de pattes bien développées avec des soies le long de l’abdomen et des mandibules impressionnantes.

L’installation de nichoirs au mois d’août favorise l’hivernage des adultes.

Pour fabriquer un nichoir à chrysopes:

Il suffit de couper le fond d’une bouteille en plastique de 2 l.

Enroulez un morceau de 1 m de carton ondulé que vous glissez dans la bouteille. Retenez le carton en faisant passer un fil de fer dans le fond de la bouteille.

Fixez la bouteille dans la ramure d’un arbre.

Les oiseaux:

Non seulement, leur chant n’a pas d’égal pour égayer un jardin mais ils sont en plus des chasseurs très actifs d’insectes, de larves et de limaces. Si le jardin n’a pas beaucoup d’arbres, placez des nichoirs avec des graines pour l’hiver. Un couple de mésanges bleues consomme jusqu’à 8000 insectes par couvée !

S’ils sont gênants localement et momentanément: pour les cerises à maturité par exemple, employez des objets qui peuvent les éloigner, tels que des mobiles de formes et couleurs inquiétantes, une statut de hibou.

Ou des filets de protection sur les arbres attirants.

Les oiseaux en hiver:

en cas de grands froids et de gelées,

leur fournir des aliments riches: saindoux, graines de céréales, fruits et fruits secs;

éviter: -tous les aliments épicés ou salés, tels que lard, cacahuètes, pistaches;

-tous les aliments déshydratés, tels que la noix de coco rapée, les graines de lin, le pain sec;

penser à leur fournir de l’eau, pour qu’ils puissent boire et se toiletter; surtout en hiver où ils

meurent plus de soif que de faim;

ne prolongez pas le nourrissage au printemps: janvier et février sont les plus difficiles pour les oiseaux; ensuite la nature reprend ses droits; vous pouvez les inciter à charmer votre jardin en installant des nichoirs;

ne les empoisonnez pas en été en employant des pesticides: soyez cohérents et donc bio en été aussi!.

Le hérisson:

Il se nourrit de coléoptères, de larves d’insectes, de nématodes, de limaces, d’escargots et de petits rongeurs. Il s’attaque rarement aux plantes.

Vous pouvez fabriquer un abri en bois que vous poserez dans un endroit frais et abrité. Mettez des morceaux de lard à la fin de l’été pour l’attirer. Le hérisson se satisfait aussi d’un amas de bois posé au pied d’une haie et de quelques feuilles sèches pour faire son nid. Des bûches couvertes d’une bâche peuvent aussi faire son affaire.

Un conseil: comme le hérisson a le foie sensible, évitez de lui donner du lait ou du pain, qu’il ne supporte pas. Préférez les croquettes pour chat.

De même, ne posez pas de pièges à bière contre les limaces, qui serait accessible aux hérissons.

Et si vous voulez en savoir plus: http://www.herisson.nom.fr ou Sanctuaire des Hérissons 7 rue de La Noye 80440 Fouencamps.

Le lézard:

Les lézards sont utiles pour lutter contre les acariens (araignées rouges et jaunes) et les pucerons. Posez quelques grosses pierres sur lesquelles ils pourront se réchauffer et s’abriter. Beaucoup d’autres auxiliaires apprécient des endroits secs et chauds.

Des abris pour animaux utiles:

Il suffit souvent d’un tas de rondins, d’un lieu de compostage, d’un paillis sur le sol et de végétaux touffus.

La présence d’une haie diversifiée avec des feuillus, des arbustes à baies et à fleurs attirent les petits animaux qui trouvent une protection contre les intempéries et les prédateurs. Les feuilles mortes leur per­mettent de construire des nids et d’abriter les larves dont ils se nourrissent. Attendez juillet-août pour tailler la haie afin de ne pas les déranger durant la nidification.

Notez que la présence d’une haie libre à proximité d’un verger permet de détourner l’appétit gourmand des oiseaux. Disséminez des mélanges de semences dans la haie pour plus de sûreté. La pose d’épouvantail et d’affolants doit se faire au dernier moment pour éviter qu’ils ne s’habituent.

Mettez à disposition un point d’eau pour permettre aux oiseaux de se baigner et se désaltérer.

Au sein de la pelouse, réservez des zones non tondues pour abriter coccinelles et amphibiens.

Des plantes qui abritent et nourrissent la faune des jardins:

Les arbres et arbustes de nos forêts sont d’une grande richesse pour les petits animaux : le noisetier, le hêtre, l’aubépine, le sureau, le charme, le prunellier, la viorne boule-de-neige…

Les grimpantes comme:

le chèvrefeuille, le lierre, la mûre, la vigne vierge et la clématite servent aussi de garde-manger et

de protection à la mésange et au roitelet.

Certaines plantes horticoles abritent et nourrissent les oiseaux comme le cotonéaster, l’amélanchier, le pyracantha, le troène, l’escallonia, le Prunus ‘Otto Luykens’, le berbéris.

Les massifs d’annuelles, plantés de tournesols ou de cosmos, sont très appréciés pour leurs graines à la fin de l’automne.

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Trop de limaces

Par Guy KIESER, SEPANSO Gironde

Lutte préventive

Le sol, premier abri des limaces, doit être bêché en hiver, sans retour­nement et en évitant soigneusement toute fente, après les dernières gelées qui auront éliminé pas mal de lima­ces. En été, biner superficiellement pour ne pas créer de refuge. Travailler à la fraise en ayant posé au préalable des pièges.

Compost : attention ! Les limaces sont utiles dans le tas de compost qu’elles quittent quand il est mûr et à l’état de terreau. Donc éloigner le tas des endroits sensibles et veiller à ne répandre que du compost mature.

Mulch : attirant ! Ne pas répandre de tontes de gazon fraîches. Attendre en les faisant sécher à part quelques jours. Les répandre en couches peu épaisses.

Pour les semis, ne les pratiquer que sur sol réchauffé pour accélérer la levée. Pour les jeunes plants à repi­quer, attendre qu’ils soient bien vigou­reux. Pour les plantes sortant de ser­re, attendre qu’elles soient endurcies en châssis ouverts. Protéger éventuel­lement les plantes sensibles avec une bouteille plastique découpée.

Dans tous les cas, il est possible d’appliquer une tactique double :

– Repousser les limaces en entourant les jeunes plantes de poudre de ro­che, suie ou cendres, superphosphate.

– Attirer les limaces un peu plus loin avec des appâts : son, épluchures d’a­grumes, abris pour la journée (plan­ches, pots renversés, tuiles, etc…).

Pour protéger des surfaces im­portantes, en particulier contre la li­mace rouge qui voyage beaucoup, placer différents obstacles :

– une bande de 3 à 4 mètres de gazon (enlever les tontes).

– 2 à 3 mètres de trèfle blanc.

– 1,5 à 2 mètres de moutarde ou cres­son de jardin.

– 1 à 1,5 mètre d’écorces broyées.

– 0,5 à 1 mètre de sciure sur environ 10 centimètres d’épaisseur.

– pour moins de 0,5 mètre : des barriè­res en plastique, en tôle, pleines ou grillagées; électriques (bas voltage).

Vous pouvez également tester :

De la pouzzolane (roche volcanique servant pour les ballast de chemin de fer) imprégnée d’huiles essen­tielles répulsives (lavande).

– Couvrir le sol d’aiguilles de pin ou de balles d’orge ou de fougères.

-Répandre du purin de fougère (Dryopteris filix.mas ) : un kilo de plante fraîche pour dix litres d’eau. Ce purin les attire et les empoisonne.

– Mettre de l’aillée ou de l’oignon autour des endroits à protéger ou des aromatiques: aneth, sauge, thym, hysope.

– Bourrache, géranium, souci, ancolie, capucine, bégonia ont aussi un effet dissuasif.

Répulsifs:

Les teintures d’aloès ou de tagètes( oeillets d’inde), ou les macérations de feuilles de cassis ou de bégonias…à essayer…

Essayer des pulvérisations de café instantané: sa teneur faible en caféine (0,1 à 0,005) servira de répulsif, de même que le marc de café déposé au pied des plantes à protéger.

Le purin de limaces est un répul­sif : on ébouillante une centaine de li­maces (diverses), on laisse macérer une dizaine de jours, puis on filtre et on dilue dans dix litres d’eau. Attention, ce produit contient des substan­ces toxiques pour l’homme, donc ne pas le répandre sur les végétaux, mais au sol. Pratiquer de manière centrifu­ge à partir des endroits à protéger pour éloigner progressivement les limaces.

Lutte directe

Le meilleur appât est constitué par un mélange d’un kilo de son de blé humidifié pour 100 grammes de biscuits pour chiens ou chats. Mettre au moins deux tas par m², toujours aux mêmes endroits (les limaces ont de la mémoire).

Dans les cas extrêmes, de la chaux vive à petite dose pour ne pas brûler le sol ou trop le chauler (20 grammes par m2 : deux apports à une demi-heure d’intervalle, matin et soir, pour que les limaces soient atteintes directement).

Pulvériser du sulfate de magnésie sur les zones infestées: 3 cuillères à soupe dans 1/4 de litre d’eau bouillante, ajouter de l’eau froide pour obtenir 1 l.

Essayer le sulfate de fer en cristaux, autour des endroits à protéger ou saupoudrer.

Egalement le phosphate de fer, distribué en jardineries sous le nom de Ferramol (fabriqué par la marque Sem) et réputé non toxique pour les auxilliaires, sauf pour les vers, quand il est utilisé en trop grande concentration: donc bien répartir les granuléset ne pas en abuser.

Se méfier des pièges à bière : leparfum de la bière attire de loin beau­coup plus de limaces qu’il n’y en aura de noyées.

Dans tous les cas, bien vérifier que le piège ne peut être ouvert par un hérisson : le foie des hérissons est très sensible!!..

Il existe, en distribution pour l’a­griculture biologique, une pulvérisa­tion de vers minuscules (Nématodes) qui recherchent et exterminent les li­maces: le némaslug, en vente chez Magellan, 24290 La Chapelle Aubareil.

N’oubliez pas vos alliés :

Insectes (mille-pattes( dont le lithobie fourchu), nécropho­res, carabes, larves de certaines mou­ches, vers luisants, arachnides : fau­cheux), reptiles (orvets en particu­lier), oiseaux, hérissons (à condition qu’ils ne soient pas suralimentés… par le jardinier !), musaraignes et vo­lailles.

Revue « Les quatre saisons du jardi­nage » n° 38 – 1986

Ravageurs et maladies au jardin : les solutions biologiques – O. Schmid et S. Henggeler – Collection « Les quatre saisons du jardinage »

Les limaces sous contrôle – Claudia Gruber et Henri Suter Terre Vivante.

Article publié dans Sud-Ouest-Nature  n°112 : revue trimestrielle de la Sepanso.

mis à jour le 26/02/07.

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Cloque du pêcher

Que faire?

d’après O.Schmidt et S.Henggeler: Ravageurs et maladies au jardin

Cloque du pêcher (Taphrina deformans)

Le champignon hiverne sous les écailles des bourgeons et, de là, infecte les jeunes feuilles et les rameaux. Les parties de la plante plus âgées sont peu atteintes. Un temps froid et humide pendant le développement des feuilles favorise la dissémination rapide du champignon. Il fait rare­ment des dégâts sur les arbres en espaliers.

Espèce attaquée : pêcher (notamment variétés tardives à chair jaune).

Dégâts : les feuilles attaquées présentent des taches jaunes bombées; la face supérieure des feuilles se gaufre. Plus tard, les feuilles devien­nent rouge violacé et tombent prématurément. Les jeunes rameaux sont déformés et tordus. Ecoulement de gomme. Zones ridées sur les fruits. L’arbre est affaibli .

Lutte: –Préventive:

il est important de faire un bon apport de compost en automne et de couvrir le sol;

planter de l’ail et des capucines sous les pêchers;

en automne, traiter les arbres et le sol avec du purin de prêle et du Ledax-san ( extraits d’algues);

traiter au démarrage de la végétation avec des algues calcaires à 2 % et du purin d’ortie à 5 % (2 fois en 3 semaines), ou 3 fois en 10 jours avec de la décoction de prêle;

en hiver, traiter préventivement 1 ou 2 fois avec du silicate de soude à 2 % et des algues calcaires à 2-3 % ;

en culture biodynamique, faire un traitement préventif avec la prépara­tion silice de corne, lorsque les fruits ont la taille d’une noix, pour favo­riser la maturation;

éliminer et brûler les fruits momifiés.

-Directe:

-enlever et brûler les premières feuilles atteintes;

-en cas de fortes attaques, traiter au cuivre au gonflement des bourgeons et à nouveau en automne.

COMPLÉMENTS:

-pour B.Bertrand , J.-P. Collaert et E. Petiot :

dans : Purin d’ortie et compagnie:

le purin d’ail atténue la cloque du pêcher : faire une décoction de 100g de gousses hachées dans 1l d’eau, porter à ébullition puis laisser infuser 1h.Employer pur.

Autres compléments:

-utiliser la bouillie bordelaise , à l’automne et au printemps avant la floraison,

ne pas mettre sur le feuillage;

s’il y a des feuilles, poudrer avec de la poussière de charbon de bois.

-essayer l’extrait de pépins de pamplemousse,(60 gouttes par litre d’eau), régulièrement , avant l’éclosion des bourgeons et jusqu’aux feuilles bien développées.

-essayer la bière…!

-à l’automne, enterrer au pied de l’arbre une plaque de zinc de 10 sur 10 cm.

-dans Biodynamis, n° 49:

des essais menés aux États-Unis ont donné de très bons résultats avec de l’argile, équivalents aux fongicides chimiques!

Les pulvérisations d’argile (dosage: 5 à 6 %), laissent un dépôt d’argile qui agit par saturation des bourgeons, elles bloquent la dispersion des spores et empêchent les contaminations. Les premiers traitements sont à réaliser avant les premières apparitions.

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Jardiner sans arroser

JARDINER SANS ARROSER : EST-CE POSSIBLE ?

recommandations de Pierre GEVAERT

Dans les terres plutôt filtrantes de Gironde, on peut difficilement se passer d’arroser un peu lors des semis et en début de croissance.

Par contre, une fois que les plantes ont atteint une hauteur suffisante, on peut, en année normale, déposer une couverture organique :

paille, herbes sèches, coupures de gazon, etc…

Ce paillage ou mulch se dépose après une bonne pluie ou à défaut un bon arrosage.

Lors de la canicule 2003, étant partis du 24/06 au 15/08, nos légumes bien mulchés, ont continué à pousser. Par contre, le feuillage a, par endroits, été grillé par la chaleur anormale, ce qui a réduit la récolte.

A défaut de mulcher, il est bon de sarcler en surface une fois par semaine afin de favoriser la capillarité et, bien entendu, d’éviter l’enherbement.

Puisque l’on est en Gironde, il est important de disposer d’un petit rouleau afin d’éviter les terres ‘soufflées’ qui se dessèchent facilement.

Si rouler la terre est mauvais en argile humide, par contre dans les terres filtrantes, c’est indispensable.

Pour ceux qui n’ont pas de rouleau, il est possible de piétiner le sol. C’est une sorte de danse qui se faisait naguère un peu partout.

De toute façon, s’il faut arroser, il faut le faire régulièrement et très modérément afin de ne pas lessiver les sols.

Arroser peut se faire même en plein soleil. Cette façon est à déconseiller lorsque l’arrosage se fait par ‘sprinkler’ pour une question d’évaporation pendant que l’eau se trouve projetée dans l’air.

De toute manière, l’idée qu’ irriguer en plein soleil peut brûler les plantes est faux.

Pour en revenir au mulch, ceux qui n’ont pas de couverture végétale, peuvent, après avoir abondamment arrosé, déposer une feuille de plastique spécial, disponible à cet effet. C’est plutôt efficace, mais inesthétique et n’apporte aucun humus nouveau, ce qui est bien le cas lors de paillages organiques.                                                                  

Mulch de tontes de gazon autour des aubergines:

mulch d'aubergines

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Façons d’économiser l’eau au jardin

10 Façons d’économiser l’eau:

Même si les 3/4 de la surface du globe est occupée par les océans, l’eau douce est une ressource rare à l’échelle mondiale. Elle ne représente que 6 % des réserves en eau sachant qu’une très infime partie de celle-ci est facilement disponible (0,00008 %). L’usage domestique (maison et jardin) représente 65 % des dépenses globales en eau. Voici en 10 points les principaux moyens que chacun de nous peut mettre en oeuvre afin de réduire sa consommation en eau destinée au jardin d’agrément et au potager.

1: Choisissez des plantes adaptées au sol et au climat de votre région:

Sur le pourtour méditerranéen mais aussi en bordure du littoral, la faiblesse des précipitations ou le vent desséchant sont des facteurs limitants qu’il faut prendre en compte dans l’aménagement d’un jardin.

Une pelouse consomme beaucoup d’eau surtout si le sol est sableux. Limitez sa surface au strict nécessaire et choisissez des gazons adaptés aux conditions sèches, à base de fétuque élevée, pâturin des prés, kikuyu ou des substituts au gazon . Garnissez les allées avec des gravillons ou des dallages plutôt qu’avec un gazon mal entretenu.

Concevez l’aménagement de votre jardin en créant des massifs d’arbustes et de vivaces qui résistent à la sécheresse. Aménagez des massifs à l’aide d’arbres et d’arbustes. Voici quelques caractéristiques qui vous permettront de mieux les reconnaître:

Certaines plantes ont su s’adapter en se munissant d’un feutrage sur les feuilles et les tiges qui isole la plante limitant ainsi son évapotranspiration. Ses plantes présentent souvent un feuillage grisâtre comme le ciste, la lavande, le caryoptéris.

Certaines possèdent une épaisse couche de cire sur les feuilles, qui limite la perte d’eau. La surface du limbe est brillante comme chez l’eucalyptus et le Magnolia grandifIora

Le pin, le tamaris et le genêt ont réduit la surface de leurs feuilles pour limiter l’exposition aux rayons du soleil.

Les plantes méditerranéennes ou de dunes cumulent souvent tous ses moyens de lutte contre le dessèchement. Leur système racinaire est très étendu pour s’alimenter dans les couches de terrain très profondes. Ainsi le chêne vert (Quercus ilex) possède un pivot qui peut atteindre plusieurs mètres, ses feuilles coriaces et brillantes mesurent seulement 2 ou 3 cm. Sur la face inférieure, une abondante pilosité recouvre les pores du limbe (les stomates).

Les plantes grasses font des réserves en eau dans leurs tiges ou leurs feuilles comme la joubarbe, le sedum et les cactées.

Diminuer l’importance des plantes à larges feuilles.

Exemples de végétaux résistants à !a sécheresse:

Arbres et arbustes : genêt, arbousier, châtaignier, chêne, pin, éléagnus. caryoptéris, olearia, phlomis, véronique arbustive (Hebe), ciste, pérovskia, Teucrium, tamaris.

Vivaces : achillée, épiaire (Stachys), euphorbe, gypsophile, kniphofia lavande, Lychnis, oeillet, osteospermum, thlaspi (Iberis), molène (Verbascum).

2: Arrosez les plantes selon leurs besoins:

Les plantes n’ont pas les mêmes exigences en eau selon leur stade de développement.

Les semis ont besoin d’un sol constamment humide pour ne pas créer de stress car leurs racines sont peu développées. Ils nécessitent un arrosage léger ; il est même préférable de faire tremper la caissette dans un récipient rempli d’eau pour arroser par capillarité ou bien de vaporiser les germinations.

Les plantes récemment plantées ont besoin de copieux arrosages pour bien imbiber la motte qui a du mal à s’humecter à cause de ta tourbe et, pour forcer les racines à pousser en profondeur. Les végétaux plantés racines nues sont exigeants en eau, surtout si pendant le transport, les racines n’ont pas été protégées de la déshydratation.

Plus le feuillage est développé plus les besoins en eau sont grands.

Les arbustes à floraison printanière ont besoin d’eau lorsqu’ils forment leurs boutons à fleurs c’est-à-dire en fin d’été comme le camélia.

Les arbres installés depuis quelques années ou tes haies adultes ne requièrent plus d’arrosage à moins qu’il y ait une sécheresse avérée et que vous observiez des dessèchements en bout de branches, généralisés à tout l’arbre.

Rendez vos plantes plus résistantes au manque d’eau ‘en plantant sur butte et arrosez en profondeur de manière espacée (1 à 2 fois par semaine en été). Dans le potager, surélevez la ligne de plantation et irriguez entre les rangs (sauf quand les plants sont jeunes) pour forcer les racines à s’ancrer plus profondément.

3: Limitez 1e bêchage:

Le bêchage en profondeur augmente le dessèchement du sol. Choisissez le soir ou un temps couvert pour cette opération.

En revanche, le binage superficiel suite à un arrosage en profondeur, a un effet positif car il rompt la continuité entre les particules du sol et évite ainsi la remontée d’eau par capillarité. On dit communément qu’un binage vaut 2 arrosages. Cette opération n’est réalisable que sur sol nu (sans paillage ou enherbement).

4: Limitez la concurrence des adventices:

Au cours des 2 premières années suivant la plantation d’un arbre ou d’un arbuste, la compétition avec le gazon est très forte et la croissance de la plante peut-être très affectée. Maintenez désherbé un carré de 1 m de côté tout autour du pied.

L’astuce du jardinier:

Pour faciliter l’arrosage d’un arbre, le plus simple est de poser à la plantation un drain (tuyau perforé) qui fait le tour de la motte de l’arbre et remonte en surface. L’arrosage s’effectue en versant l’eau directement dans le drain. Paillez autour du pied avec une toile plastique tissée ou autre

5: Paillez le sol:

Le paillage consiste à recouvrir le sot de matériaux inertes (film plastique, galets, graviers…) ou biodégradables (déchets végétâux, cartons, plante couvre-sol, écorce…).

Ses principaux effets sont:

– d’empêcher les  adventices  de germer ;

– de réduire les écarts de température dans le sol, en été comme en hiver ;

– de limiter les pertes d’eau par évaporation au niveau du sol, tout en évitant le ruissellement des eaux de pluie.

Les paillis à base de minéraux (galet, gravier, ardoise brisée…) conservent l’humidité du sol tout en restituant à la terre la chaleur accumulée par la pierre. Les cailloux favorisent le drainage au niveau du collet des plantes et la microfaune. Ils sont conseillés pour pailler les plantes alpines ainsi que les végétaux dans les régions à été sec.

Périodes où les besoins en eau des légumes sont les plus importants:

Salade, chou d’été, épinard: toute l’année

Pois, haricot: du semis jusqu’au début de la formation des gousses

Pomme de terre: pendant la floraison

Courgette, tomate, poivron: pendant la formation des fruits –

Les-autres légumes (carotte, betterave,chou de Bruxelles, chou.d’hiver et de printemps, poireau, oignon, radis, navet..: demandent très peu d’eau, arrivés à maturation

Les paillis à base de végétaux déjà compostés évitent de créer un déficit en azote, appelé « faim d’azote ». Si vous utilisez des déchets frais (tonte, compost, copeaux de bois), apportez un engrais riche en azote (fumier décomposé, corne broyée, sang desséché, guano…) avant d’installer le paillage afin de corriger cet inconvénient.

Vous pouvez aussi composter vos déchets pendant quelques mois avant de les étaler. Les écorces de pin maritime peuvent s’employer sans compostage, mais elles acidifient le sol. Le paillis organique apporte une fertilisation et améliore la structure du sol notamment dans les terres argileuses et sableuses.

…Attendez toujours que le sol soit réchauffé pour épandre le paillis et veillez à ce que le sol soit bien humide. (Au printemps, les paillis destinés à protéger les plantes en hiver sont dégagés le jour et remis la nuit jusqu’à ce que le sol soit bien réchauffé). Un paillis efficace doit comporter une dizaine de cm d’épaisseur.

6: Abritez les plantes sensibles du soleil et des vents desséchants:

Protégez vos jeunes semis ou plants avec une ombrière par temps chaud.

Plantez ou construisez des brise-vent dans les jardins très exposés au vent.

Mettez les petites plantes à l’abri des grandes.

7: Installez un microarrosage localisé:

Le microarrosage apporte l’eau directement au niveau des racines limitant ainsi les pertes par ruissellement ou évaporation. Sachez que lors d’un arrosage par tourniquet, la majorité de l’eau se disperse en mouillant le feuillage et s’évapore avant d’avoir atteint la plante.

Il existe différents microasperseurs à débit variable que l’on positionne soi-même le long du tuyau, au pied de chaque plante.

Dans le potager ou les massifs, un tuyau microporeux est posé en zigzags sous le paillis. Veillez à ce que la pression soit suffisante dans le tuyau pour que le débit soit correct. Si ce n’est pas le cas, augmentez la durée de l’arrosage ou créez plusieurs circuits que vous ouvrirez l’un après l’autre.

L’arrosage des pots s’effectue grâce à des tuyaux fins, terminés par un goutteur, qui sont reliés au tuyau principal.

8: Récupérez les eaux de pluie:

L’eau de pluie est en général de bonne qualité avec un pH légèrement acide. On peut récupérer les eaux des toits en installant une dérivation au niveau de la gouttière qui mène à une citerne ou un bassin.

Les citernes peuvent être en acier, béton, ferro­ciment ou plastique. Le plastique est très pratique et maniable. Il existe en de nombreuses dimensions et il convient parfaitement pour un usage domestique.

Pour connaître le volume que vous êtes susceptible de récupérer, il suffit de multiplier la surface du toit concernée par la moyenne de précipitations de la région. Multipliez le résultat par 0,75. Vous obtenez le volume récupérable sur une année. Prévoyez toujours d’évacuer le trop plein vers un puisard ou le réseau collectif.

Exemple: Précipitations = 600 mm/an

Surface du toit : 25 m²

Volume recueilli en 1 an : 0,6X25X0,75=11,25m3

Posez votre citerne en hauteur sur des parpaings ou des briques de façon à pouvoir placer un arrosoir sous le robinet ou à faire circuler l’eau par gravité dans un tuyau. Par mesure de sécurité, posez couvercle étanche. Il limitera, de surcroît, la formation d’algues et la présence de larves de moustiques. Cela évite aussi l’évaporation de’ l’eau.

9: Limitez la tonte de la pelouse:

Quand les journées sont très chaudes et sèches, mieux vaut ne pas tondre la pelouse trop à ras. Laissez-la pousser jusqu’à 8 cm, son enracinement sera plus profond.

10: Arrosez le soir ou durant la nuit:

L’arrosage qui profite le plus à la plante est celui qui est réalisé le soir ou durant la nuit.A cette période,l’absorption de l’eau se fait grâce à un mécanismeactif de pompage au niveau des racines.Le jour la transpiration des feuilles permet à la plante de .s’alimenter en eau, selon le principe d’une mèche: la quantité d’eau absorbée est en grande majorité évaporée dans le même laps de temps.

Article paru dans Le P’tit Jardinier

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Culture en butte

de DOROTHEE AUER ET YVES PERRON

article dans Les Quatre saisons du Jardinage: n°13, mars-avril 1982.

Nous avons expérimenté cette méthode de jardinage « inventée » et pratiquée Outre-Rhin et qui permet d’obtenir de très beaux légumes sur de très petites surfaces.

Si vous habitez en ville, si vous disposez d’un petit jardin, ou bien si vous avez peu de temps pour la prépa­ration du sol et l’entretien des cultures, ou bien si comme nous, vous désirez obtenir de plus beaux légumes, la culture en butte vous intéresse sans doute.

Petite histoire de la« Hügelkultur »

Hans Beba* est mort en 1981. Son jardin, à Hemmenhofen au bord du lac de Constance en Allemagne du Sud, attirait des visiteurs du monde entier venus admirer la beauté des cultures obtenues sans traitements et sans ap­ports d’engrais grâce à cette méthode.

Hermann Andrâ, inventeur de la méthode, développée ensuite par Hans Beba, avait observé dans un coin de son jardin un tas de gravas sur lequel la végétation poussait merveilleusement bien : une courge en particulier et même de petits arbres prospéraient sans même avoir été semés. Il en tira l’idée de construire une butte à l’aide de toutes sortes de déchets et débris orga­niques sur place. Il a ensuite perfection­né cette méthode au cours de nom­breuses années et sous différents cli­mats.

Comment construire une butte de culture? 

On peut construire plusieurs buttes selon ses besoins : avec un jardin de 200 m2 cultivé en buttes, Hans Beba arrivait à couvrir largement ses besoins annuels en légumes et petits fruits. Il est conseillé de faire par exemple 1 ou 2 buttes chaque année, car c’est en géné­ral à la deuxième année qu’on obtient les meilleurs résultats et la nature des cultures varie avec l’âge de la butte.

* Hans Beba – Hermann Andrü – Hügelkultur, Die Gartenbaumethode der Zukunft – Waertand Vertag – 6800 Mannheim 1 5` édition – 1976.

La meilleure saison pour faire une butte, est assurément l’automne ou le début de l’hiver, afin de profiter de tout ce que la Nature met généreusement à notre disposition comme feuilles mortes, branches mortes,etc. et aussi afin de permettre à la butte de se tasser un peu pendant l’hiver.

On choisira comme emplacement de la butte un coin de terre inculte, de préférence enherbé et bien exposé au soleil.

Tracer sur le sol les limites de la butte (cordeau) : largeur 1,60 m envi­ron, longueur illimitée (à condition de ne pas aller chez le voisin !).

Orienter la longueur dans la direction nord-sud, de façon à ce que les deux versants de la butte bénéficient à peu -près du même ensoleillement.

Tout d’abord, avec une bêche plate, enlever les mottes d’herbes par carrés d’une largeur de bêche sur toute la largeur de la butte et les mettre de côté.

Enlever ensuite de la terre de façon à obtenir une tranchée de 15 à 30 cm de profondeur.

Mettre de côté la terre de surface si elle est assez fine et riche en humus (présence de vers de terre). C’est le moment de construire le « coeur du réacteur »: disposer au centre, sur une largeur de 60 cm et sur une hauteur de 40 à 50 cm, des branches mortes coupées en morceaux de 30 cm maxi­mum, de brindilles, tiges lignifiées de différentes espèces (tournesol, maïs…), même des orties .

Pour les branches, mélanger les espèces feuil­lues et ne pas mettre un trop fort pourcentage de résineux. Laisser à chaque extrémité un espace égal à la hauteur de la future butte, soit environ 1 mètre, ceci constituera le noyau cen­tral de la butte.

Sur cette couche, placer ensuite les mottes d’herbes retournées et combler les vides avec un peu de terre. Placer ensuite des feuilles mortes, les plus humides possible sur une épaisseur de 30 cm environ et tasser légèrement.

A défaut de feuilles mortes, on peut utiliser de la paille ou du foin humides ou en décomposition (ou même du fumier très pailleux). Recouvrir de quelques centimètres de terre cette dernière couche.

La troisième couche est constituée de compost grossier assez mûr (riche en vers de terre), sur une épaisseur de 15 cm.

Enfin, recouvrir le tout de 15 cm de terre très fine et fertile mélangée avec du compost très mûr et tamisé. Quant à nous, nous avons utilisé pour cela la terre très fine des taupinières qui abon­dent dans notre pré. Tasser le tout modérément, pour que la première pluie ne provoque pas trop de ravine­ments. La pente de la butte ne doit pas être excessive sous peine de voir les jeunes semis entraînés par la pluie. La butte ainsi terminée mesure, d’après Hans Beba, 1 mètre de haut (les nôtres étaient moins hautes).

Plantation de la butte

La butte est un exemple de cultures associées car on plante ou on sème en « cercles » concentriques les différentes espèces : carottes, salades, oignon, etc.

Veiller à faire de bonnes associations en ce qui concerne l’enracinement, le be­soin d’ensoleillement et les compatibili­tés naturelles des différentes espèces. A titre d’exemple (mais non à titre de modèle) voici les cultures que nous avons pratiquées cette année sur une butte construite en automne 1980 (donc, première année de culture).

lere rangée : radis précoces + ca­rottes,

2e rangée : oignons plantés à partir de petits bulbes,

3e rangée : salades et choux de Chine,

sommet de la butte : tomates + potirons doux + coriandre.

Après expérience, nous ne conseille­rions pas de planter des potirons doux sur la butte car ils prennent trop de développement et ont tendance à étouffer les autres cultures. Hans Beba recommande de faire varier la nature des cultures avec l’âge de la butte : les quatre premières années il cultivait des légumes. Les cinquièmes, sixièmes an­nées, des fraises. Après la sixième année, il plantait des arbustes à petits fruits, groseilliers, framboisiers, etc.

Les résultats

Hans Beba obtenait sur ses buttes des rendements nettement supérieurs à ceux de la culture

« à plat » : les plantes, bien nourries, prospèrent très bien et sont théoriquement peu atta­quées par les parasites divers, insectes ou champignons.

En fait, nous n’avons pas obtenu, cette année, d’aussi bons résultats : les tomates en particulier ont été attaquées par la pourriture brune, ce qui a compromis la récolte en l’absence de traitement; mais peut-être cela était-il dû à l’emploi d’un compost trop jeune et à un automne assez pluvieux. Pour les autres cultures, nous avons obtenu des résultats sensiblement supérieurs à ceux obtenus en culture « à plat », en particulier au printemps.

La butte disposant d’une source de chaleur dûe aux matières organiques en décom­position se comporte un peu comme une couche chaude, ce qui assure un , démarrage et une croissance très ra­pides des premiers semis. On pourrait envisager de recouvrir la butte d’un tunnel plastique pour éliminer les ris­ques de gelées tardives.

Nous avons constaté également que les plantes aromatiques prospéraient très bien sur la butte : un pied de lavande planté à l’automne 1980 a pris un très beau développement. Toujours d’après notre expérience, il vaut mieux éviter de cultiver sur la butte des plantes envahissantes ou qui prennent un trop grand développement tels que potirons en tous genres, choux…

Les campagnols aussi aiment bien les buttes. Ces rongeurs ont élu domicile dans les nôtres qui leur offraient le gîte et le couvert. Ils ont apprécié particuliè­rement les carottes, oignons, salsifis, betteraves rouges et même le persil, et nous avons dû recourir à des moyens extrêmes pour les éloigner. Il convient donc d’être très vigilant dans les jardins déjà infestés par ce rongeur.

A l’actif de la culture en butte, il faut mettre un entretien très réduit : pas de bêchage ni d’apport de fertilisation pendant toute la durée de vie de la butte : nous nous contentons d’un coup de houe et de rateau avant de semer au printemps. Comme en culture « à plat », il est conseillé de pratiquer le mulchage et la culture d’engrais verts pour éviter de laisser le sol à nu : nous avons semé de la coriandre ce prin­temps entre les rangs.

Signalons enfin que si les légumes prospèrent bien, les mauvaises herbes aussi, et surtout la première année de culture.

butte

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Cendres végétales

La double-action des cendres végétales:

extrait de: Le P’tit Jardinier; avril 2005, n°133

Le recyclage reste souvent sous-employé et mésestimé. Pourtant il ne permet pas seulement de se débar­rasser de ce dont on a plus besoin. Il représente dans la majorité des cas un réel atout pour le jardin. C’est le cas notamment pour le com­postage, exemple le plus courant L’utilisation des cendres représente aussi une véritable aubaine pour le jardin et son utilisation est variée.

Voici comment utiliser cette poudre végétale, pratique et enrichissante.

Ils sont nombreux.Vous utilisez un produit bien sûr totalement biologique qui ne comporte donc aucun risque pour les animaux de compagnie. En utilisant de la cendre, vous protégez aussi la faune sauvage de votre jardin. Les oiseaux, les orvets,les hérissons,les crapauds, qui sont de grands consommateurs de limaces et escargots, ne risquent pas de s’intoxiquer.

Le coût aussi comp­te beaucoup. Si vous possédez une chemi­née chez vous, alors les cendres sont évi­demment gratuites. Mais même si vous souhaitez en acheter chez votre professionnel du jardin qui les commercialise au rayon des produits biologiques, le prix reste très faible.

Enfin, en saupou­drant de la cendre dans tous les endroits que vous souhaitez protéger, vous faites d’une pierre deux coups. En effet, en plus d’être un bon anti-limace, les cen­dres constituent un excellent apport de phosphore et potasse.

Excellent améliorant des sols

Quelques précautions

Si vous utilisez des cendres de votre cheminée ou de votre barbecue, vous ne devez alors pas mettre à brûler n’importe quoi. Faites attention aux journaux, publicité et autres papiers. Les agrafes sont bien sûr à proscrire mais aussi l’en­cre du papier qui est nocive.

Ce qu’elles contiennent

Les cendres sont très riches en phosphore et potasse naturel. Les engrais de synthèse en contiennent et on les utilise beaucoup pour ça. Les cendres permettent donc un enrichissement du sol de qualité et de longue durée.

Le phosphore et la potasse favori­sent un enracinement profond, une croissance vigoureuse, une bonne résistance au froid et aux maladies de toutes sortes et permettent la précocité des récoltes. Par conséquent, ne vous privez plus !

Les cendres constituent en plus un améliorant de la texture des sols. En effet, elles permettent d’allé­ger les terres lourdes et argileuses.

Lutte efficace contre les limaces

Elles n’aiment pas

Les terrains secs et poudreux ne permettent pas aux limaces et escargots de se mouvoir comme ils le voudraient. Leur mode de déplacement nécessite beau­coup d’humidité et les cendres poudreuses collent et absorbent l’humidité nécessaire à ces para­sites.

Compte tenu de cela, rien de plus facile que d’entourer les cultures d’un filet de cendre pour éviter qu’elles ne traversent et dévorent les plantes concernées.

Les inconvénients

Les cendres empêchent les li­maces et escargots d’atteindre les plantes protégées, mais en aucun cas elles les tuent. Par conséquent le nombre de mollusques ne di­minuera dans votre jardin que si vous les éliminez à la main. Ceci dit, les mollusques, même morts après avoir ingéré un anti-limace de synthèse doivent être ramassés à la main.

La pluie annule ou du moins ré­duit considérablement l’effet dé­siré des cendres. Il faut par consé­quent en rajouter périodiquement

L’utilisation optimale consiste à protéger les jeunes plants (mets préférés des limaces) lorsqu’ils se trouvent encore sous tunnel.

Les plus gros escargots et les très grosses limaces orange arrivent à traverser les cendres si elles ne sont pas placées sur une bande suffisamment large. Il ne faut donc pas hésiter à en mettre une bonne quantité si votre jardin est assailli par d’aussi gros dévoreurs. Ceci dit, pensez que toutes ces cendres servent en même temps d’engrais à vos plantes !

L’épandage de la cendre

Constituez un cordon con­tinu sur 5 cm de large et 1 cm d’épaisseur. Attendez la fin de journée pour épandre la cendre et renouvelez après la pluie. Rangez le surplus dans un endroit bien sec. La cendre de bois se commercialise pour les personnes n’ayant pas de che­minée. Le conditionnement est un seau comprenant 6 paquets étanches de 500 g et le coût reste modeste.

Compléments:

-ajoutée au compost en très petite quantité, elle lui apportera des compléments minéraux;

-trop de cendre peut ralentir la décomposition;

Attention:

-ne pas la répandre sur le sol en trop grande quantité: ses effets ne seraient plus bénéfiques!!!

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