Le potager familial au naturel

PETIT MEMENTO:

NOURRIR LE SOL QUI ALIMENTERA HARMONIEUSEMENT

            LES PLANTES, LESQUELLES FOURNIRONT UNE NOURRITURE SAINE

                                                                                       AUX ANIMAUX ET AUX HOMMES

CONNAÎTRE SA TERRE ET L’ÉQUILIBRER :

                                          NE PAS RETOURNER LA TERRE, L’AÉRER

                                 CORRIGER LES INCONVÉNIENTS PROGRESSIVEMENT

                                 ATTEINDRE UN PH=DE 6 À 7,5

                                  APPORTER DE LA MATIÈRE ORGANIQUE

                                  FERTILISER

                                  NE PAS LAISSER LE SOL NU

FERTILISER:

                      COMPOSTER EN TAS, EN SILO, EN SURFACE

                                       UTILISER DES ENGRAIS VERTS, LÉGUMINEUSES

                                                FAIRE TOURNER LES CULTURES

 SOIGNER L’ENVIRONNEMENT:

                                 METTRE DES HAIES VARIÉES

ATTIRER ET PROTÉGER TOUS LES AUXILIAIRES: INSECTES, LÉZARDS, OISEAUX, HÉRISSON, ETC…

                                 TOLÉRER LA PRÉSENCE PONCTUELLE DE PARASITES

                                 ALLER VERS LE PLUS DE BIODIVERSITÉ

CHOISIR DES VARIÉTÉS DE LÉGUMES ET FRUITIERS ADAPTÉES

AUX CONDITIONS LOCALES

                                  LES MOINS SENSIBLES AUX MALADIES ET PARASITES

                                  D’OÙ ACCEPTER D’EXPÉRIMENTER

                                 MÉLANGER LES LÉGUMES, BIODIVERSIFIER

 

ASSOCIER LES PLANTES QUI SE RENFORCENT:

                                 PAR EXEMPLE: TOMATES ET BASILIC OU OEILLETS D’INDE

                                                          CAROTTE ET POIREAU

MÊLER FLEURS ET LÉGUMES: SOUCIS, OEILLET D’INDE, CAPUCINES

ENTOURER LES PLATES BANDES DE PLANTES AROMATIQUES

ÉVITER LES OPPOSITIONS COMME: LES LÉGUMINEUSES AVEC LES POIREAUX

TRAITER EN CAS DE PROBLÈME IMPORTANT ET PERSISTANT:

SOIGNER LE SYMPTÔME TOUT EN RÉFLÉCHISSANT À SON ORIGINE

UTILISER DES MOYENS NATURELS:

EN PRÉVENTIF ET EN CURATIF: PAR EXEMPLE, LES PURINS DE PLANTES

GÉRER L’ARROSAGE:

                 NE PAS LAISSER LE SOL NU:

                                                                 LE COUVRIR DE FEUILLES MORTES

                                                                PAILLE

                                                                TONTES DE GAZON

                                                                BROYATS DE BRANCHES

                 RÉCUPÉRER L’EAU DE PLUIE

                           OMBRER LES CULTURES SENSIBLES

                                    DRAINER ÉVENTUELLEMENT (CULTURES EN BUTTES)

                                             UTILISER DES GOUTTEURS

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Rotations des cultures

1° On fera alterner des plantes ayant un mode végétatif différent

– légumes-feuilles : ail, bette, cardon, céleri-branche,

chicorée, choux, épinard, fenouil, laitue, mâche, oignon, pissenlit, poireau, tétragone.

légumes-racines et tubercules : betterave, carotte,céleri-rave, navet, panais, radis, salsifis, pomme de terre, topinambour ;

– légumes-fruits : concombre, courge, melon, tomate ; légumineuses : fève, haricot, pois.

– légumineuses: fève, haricot, pois.

2° On évitera de faire se succéder deux plantes de mode végétatif différent mais appartenant à la même famille botanique

– betterave et épinard ou bette (familles des chénopodiacées) ;

– céleri-branche et céleri rave ou carotte (famille des Ombellifères) ;

– salsifis ou scorsonère et chicorée, laitue ou pissenlit (famille de Composées) ;

– tomate et pomme de terre (famille des Solanées).

3° On fera revenir régulièrement (si possible une fois tous les deux ans) une légumineuse, qui enrichira le sol en azote : soit une légumineuse cultivée pour la consom­mation (fève, pois, haricot) soit un engrais vert (trèfle, vesce, pois fourrager, gesse, etc…).

rotations

Plantes potagères et familles botaniques

Composées (Astéracées): artichaut, cardon, chicorée, estragon, laitue, pissenlit, salsifis, scorsonère,topinambour.,

Ombellifères (Apiacées): carotte, céleri, cerfeuil, fenouil, panais, persil.

Liliacées: ail, asperge, ciboulette, échalote, oignon, poireau.

Légumineuses (Fabacées): fève, haricot, lentille, pois, trèfles, luzerne.

Chénopodiacées: betterave, épinard, poirée (ou bette), arroche.

Cucurbitacées: concombre, courge, potiron, melon.

Solanacées: aubergine, coqueret du Pérou, pomme de terre, tomate, piment. Labiées: crosne, thym.

Crucifères (Brassicacées): choux (toutes espèces), cresson, navet, radis, roquette, moutarde.

Autres: fraisier, mâche, maïs, oseille, tétragone, seigle, phacélie, pourpier.

Exigences des légumes en compost

Apport nul: ail, arroche, chou de Bruxelles, cresson, crosne, échalote, endive, fève, mâche, navet, oignon, pourpier, radis.

Apport moyen (- de 300 kg/100 m²): asperge, betterave *, blette, carotte *, chicorées *, haricot *, laitue *, pissenlit *, pois *, panais *, salsifis *, scorsonère *.

Apport important (+ de 300 kg/100 m²): artichaut, aubergine, cardon, céleri *, chou de Chine, chou pommé *, chou-fleur *, chou-navet *, chou-rave *, concombre, cornichon, courge, épinard *, fenouil, fraisier, maïs, melon, piment, poireau, poivron, pomme de terre, potiron, tétragone, tomate.

* Apport de compost mûr (bien décomposé). Dans les autres cas: apport de compost demi-­mûr possible.

NB: Une brouette contient environ 40 kg de compost.

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« Purins » de plantes

Extraits fermentés

Pour quoi faire ?

pour augmenter la résistance des plantes (favoriser les défenses et la croissance)

– pour éloigner les agresseurs (insectes, parasites…)

tout en respectant les végétaux, les sols, la plante et aussi.., le jardinier et à peu de frais.

Comment faire ?(procédé général de fabrication)

mettre dans un baquet en plastique 1 kg de plantes fraîches à macérer dans 10 litres d’eau

laisser fermenter quelques jours en remuant la préparation tous les jours

– lorsque la fermentation est terminée (lorsqu’il n’y a plus de bulles) filtrer et mettre en bouteilles ou en bidons – conserver dans un endroit frais

Note : il faut arrêter la fermentation avant le stade de la putréfaction : les odeurs sont moindres et l’extrait de meilleure qualité.

Comment les utiliser ?

purs ou dilués

– en arrosage des plantes pour certains

– en pulvérisation sur les plantes et le sol

Quelques préparations bien utiles :.

Extrait d’orties, purin: stimulant de la croissance ,renforce les plantes contre pucerons et acariens; à utiliser  contre la chlorose; pour arroser les jeunes plants, arroser les sillons avant semis; prévient le mildiou, la cloque; favorise les processus de fermentation du compost.

Diluer à 5% pour pulvérisation: sur les plantes, à 10% pour arrosage.

Extrait d’ail : répulsif des insectes et gibiers, contre la cloque du pécher, la rouille, la fonte des semis, les maladies cryptogamiques, les acariens, les pucerons.

Faire macérer, pendant 12 heures, 100g d’ail pilé dans 2 c. à soupe d’huile d’olive ; étendre d’un litre d’eau et filtrer. Utiliser après une semaine dilué à 5%.

-Extrait de consoude, purin: idem ortie.

consoude

-Décoction de prêle: contre les maladies cryptogamiques.

Plante entière sauf la racine: 1kg/10l d’eau (plante fraiche) ou 150g/1l d’eau (plante sèche).

Pulvériser le matin par temps ensoleillé, 3 jours de suite.

prêle         prêle2

-Fougère, purin: contre pucerons, cochenilles, limaces.

Feuilles: 1kg/1l d’eau.

Extrait de pissenlit, purin: contre le stress hydrique, régularise la croissance, structure le sol.

1 kg de plante entière dans 10 litres d’eau. Utiliser en dilution à 20%.

– Infusion de lavande : 100 g. par litre. Eloigne les insectes.

Et bien d’autres encore.. consulter l’ouvrage« Purin d’ortie et compagnie » aux éditions du Terran
B.Bertrand, J.P. Collaert, E. Petiot

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A faire au jardin: au premier trimestre

                                              Janvier

Semer:

sous serre chauffée : carottes, céleris, radis, fleurs (pétunia, balsa­mine, etc.).

Planter :

ail, échalotes, arbres et arbustes fruitiers en dehors des périodes de gel.

Récolter :

chicorée sauvage, chou de Bruxelles, chou frisé, crosne, chou-navet, chou pommé, endive, fenouil, mâche, panais, poireau, salsifis, scorsonère, topi­nambour.

Autres travaux:

Travailler le sol quand la terre est ressuyée.

Epandage de compost, enfouissement d’engrais vert (phacélie, moutarde, épinard).

Aérer les chassis.

Nourrissage des oiseaux, pose de nichoirs.

Possibilité de tailler les arbres en période hors gel. Brosser les troncs avec une brosse métallique pour enlever les lichens des arbres puis enduire de badigeon le tronc et la base des charpentières.

Greffer les rosiers et le jasmin.

                                               Février

 Semer (éventuellement sous abris):

aubergine, carotte, choux de printemps, chou-fleur, épinards, fèves, laitues de printemps, navets, oignons blancs, poireaux, pois, radis, verveine (sous abri).

Planter

ail, oignon, échalote, premières pommes de terre en climat doux, haies,arbres forestiers et arbustes fruitiers.

Autres travaux:

Epandage de compost.

Reprise des travaux d’aération du sol avec une fourche bêche.

Biner entre les rangs d’ail.

En Lune descendante,on peut reprendre les sols labourés en automne en pulvérisant un compost de bouse. ­

Greffer les rosiers, le lierre, le sureau, le thuya, la vigne vierge.

Couper les greffons pour la vigne et les fruitiers.

Bien les garder au frais.

Si on les utilise comme boutures, on peut les planter à la fin du mois dans les régions précoces..

Après les tailles d’arbres, brûler les bois contaminés par les maladies cryptogamiques et répandre les cendres en Lune en périgée,­

                                             Mars

Semer : (éventuellement sous abri: voile de forçage)

arroche, céleri, chou brocoli, chou de Bruxelles, chou-fleur, chou pommé, chou-rave, engrais vert, épinard, fève, laitue de printemps, navet précoce, persil, piment, poireau, pois, radis, tomate.

Planter :

ail, asperge, chou-fleur, chou cabus, échalote, estragon, laitue, oignon, oseille, rhubarbe, arbres et arbustes frui­tiers (en sol humide). Arbres et arbustes de haies.

Autres travaux :

Dans la plupart des régions, c’est le début de la période de reprise des terres.

Il faut s’occuper de la fumure de fond, de l’enfouissement de l’engrais vert (seigle, trèfle incarnat), du débuttage des artichauts, du buttage des asperges, du traitement des arbres fruitiers, de la plantation des boutures d’arbustes, notamment de groseilliers et cassis.

Remettre du mulch au pied des jeunes arbres.

Greffer les amandiers, les pommiers, poiriers, pruniers, la vigne, le lierre, le sureau, le thuya, la vigne vierge.

Dans les vergers et vignobles, on peut, le matin, appliquer des tisanes d’ortie, le soir, une décoction de prêle. À l’apparition des bourgeons, pulvériser l’ortie et la prêle en jour feuille, refaire le traitement deux semaines plus tard toujours en jour feuille.

Couper les greffons.

Mettre en terre les boutures, aussi celles de saules pour faire des clôtures vivantes.

Ce calendrier reprend en grande partie un article de Laurent Dreyphus paru dans Biodynamis n°48(revue de l’agriculture biodynamique).

En complément,voici un extrait d’un article de Denis Pépin, paru dans ‘les Quatre Saisons dujardinage’:

Pensez aux auxiliaires:

Comment survivre pendant l’hiver, quand on est un animal du jardin sans maison pour se mettre au chaud et que l’on ne migre pas vers les pays chauds? Chaque espèce se débrouille.Les batraciens s’enfouissent sous les feuilles mortes, des racines, un tas de bois ou dans une galerie de taupe.Certains insectes (coccinelle, chrysope, carabes…) survivent au stade adulte en se cachant dans la végétation épaisse,parmi les feuilles et les brindilles mortes ou à la base de plantes vivaces. D’autres pondent des oeufs dans le sol avant de mourir de froid.D’autres encore construisent un cocon larvaire accroché sur des tiges mortes, parfois à l’intérieur.

Un nettoyage trop précoce et trop drastique du jardin priverait tout ce petit monde de ses abris et le condamnerait à une mort certaine.

Patientez jusqu’en mars, vous préserverez ainsi les équilibres écologiques et la biodiversité du jardin.

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Le compostage individuel

Dossiers à télécharger: mis à jour le 30/07/2015

LE COMPOSTAGE en format doc

LE COMPOSTAGE en format pdf

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Comment démarrer un potager

Initiatives pour devenir plus autonomes face à la société de consommation qui nous réserve un avenir incertain:

Suggestions de Pierre Gevaert:

Autour de votre maison si vous avez un jardin ou bien dans un jardin mis à disposition par une municipalité, choisissez le meilleur endroit pour la mise en place du potager familial.

Une superficie d’un demi-are suffit pour un célibataire, ajouter un demi-are par personne en plus, bébés compris.

Choisissez un endroit abrité mais non ombragé, exposé au sud et le plus près de votre cuisine.

A défaut de murs (ou murets) au nord, plantez une haie à tailler. Les traverses de chemin de fer (prix plus ou moins 4€ pièce) sont à conseiller pour délimiter les planches de cultures par rapport à la haie et aux chemins. Si la terre est argileuse, mettez des petits cailloux ou des dalles dans les petits chemins sans quoi vous finirez par ne plus aller chercher persil, salades, radis, etc, lorsqu’il pleut, car la terre lourde collera à vos sabots et vous ne pourrez plus avancer ; pire vous risquez de vous fouler une cheville.

Au fond du jardin, côté nord, placez un petit abri bardé de planches pour y stocker les semences, outils, brouettes, éventuellement motoculteur, arrosoirs, etc.

Autres conseils : n’achetez que de bons outils, quitte à les payer plus cher. En terres non trop lourdes, munissez-vous de la grelinette pour sous-soler. En terrain lourd vous la casseriez.

Dans ce cas, achetez une bêche à trois ou quatre dents hypersolide qui vous permettra et de bêcher, et de sous-soler malgré tout.

Placez une gouttière sous le toit de votre cabane pour recueillir l’eau de pluie dans un tank à eau de 200 litres ou plus (ancien fût à huile par exemple), de préférence muni d’un robinet sur lequel vous pouvez monter votre tuyau d’arrosage. Veillez à surélever le tank pour avoir de la pression.

Il est toujours intéressant de posséder un mur au nord de votre potager, il vous servira à y adosser une petite serre plein sud et à y planter une treille.

Ensuite plantez là vos petits fruits : framboises, groseilles, groseilles à maquereaux, mures sans épines, cassis, etc.

S’agissant de votre composteur, choisissez un endroit de préférence ombragé, pas trop loin de la maison. Selon le volume désiré, choisissez un palois sans fond, ou pour des volumes plus grands, mettez des piquets d’acacia en carré, bardés de planches, sauf à l’ouverture qui doit permettre le passage de la brouette.

A défaut, placez des parpaings en rectangle et creusez la terre à une profondeur de 30 cm pour y loger vos matières à composter.

La présence d’un autre appentis est vivement conseillée pour y sécher en claies les haricots, petits pois et tisanes, ce sera aussi un abri pour loger les matières à utiliser pour le MULCH (pailles, foin, carton, etc.).

Si votre abri de jardin est assez haut, l’appentis peut être construit en continuant la pente du toit hors abri avec un bardage en planches sur le côté nord-ouest uniquement.

Si le potager est grand (plusieurs ares) quelques arbres fruitiers sont souhaitables : cerises, pêches, pommes, prunes, poires, et coings, etc., taillés chaque année pour qu’ils ne deviennent pas grands.

Veillez à les planter au nord pour préserver l’ensoleillement.

En zone très chaude, ce conseil-là n’est plus nécessaire car un peu d’ombre sera utile.

Question semences, achetez-les uniquement en bio. Vous verrez l’énorme différence, et de goût, et de résistance aux parasites.

Quels légumes choisir ? Question utile, car par exemple, n’essayer de planter des poireaux dans des terres sableuses, ils resteront maigres, et le ver du poireau les mangera ; par contre, vous réussirez asperges, et à peu près tout d’ailleurs, à condition de gorger le sol en matières organiques bien compostées.

Veillez à ne jamais enterrer ces matières qui doivent rester toujours en surface, jusqu’à ce que les milliards de petits organismes présents dans votre sol les aient digérées et intégrées à la terre.

En bêchant, ne retournez pas votre sol, contentez-vous de le déplacer, à moins de bêcher très peu profond. En effet, en enterrant des matières organiques insuffisamment décomposées (herbes, fanes, pailles, etc.), vous provoqueriez une ‘’faim d’azote’’, préjudiciable la croissance de vos plantes.

Question binage, c’est là que vous réussirez ou que vous commetrez l’échec lamentable de tous les débutants.

Je m’explique : en terre légère surtout, les mauvaises herbes sont omniprésentes et naissent les unes après les autres à partir de mars.

Quels conseils donner ? Biner soit de suite après la levée, soit préventivement avant la levée.Bon, mais comment faire dans le cas des carottes et du persil qui mettent plus d’un mois avant de lever et qui sont semés trop profond pour pouvoir les biner en pré-levée ?

Comme vous les aurez semés en ligne, mettez des petits piquets de bambou ou autres, tous les 50 cm sur la ligne semée, de sorte que vous puissiez biner complètement l’entre-ligne, ce qui n’est déjà pas si mal.

Dans le cas de plants achetés ( en bio bien sur ) ou cultivés dans votre propre serre ( par exemple, les tomates, aubergines, poivrons, courgettes, céleris, choux,etc. ), vous aurez le choix pour éviter les binages de les mulcher avec de la paille ou toute autre matière organique ; cela vous permettra même de partir en voyage quelques semaines, sans retrouver votre potager totalement envahi par les mauvaises herbes, et bien sûr de ne plus retrouver aucun légume utilisable.

De plus, la couverture organique vous aura dispensé de devoir arroser puisqu’elle retiendra bien l’humidité.

Ceci dit, pour les légumes non mulchables, tant qu’ils n’atteignent pas une hauteur suffisante, là, en cas de départ en voyage, il faut impérativement demander à votre voisin de les biner et de les arroser.

Question protéines végétales ( ô combien utiles ), je vous conseille le haricot à rames. Cela veut dire qu’il faut mettre des perches de plus ou moins 2,5 m de haut à 30cm l’une de l’autre et ce sur deux rangs distants de 80 cm, perches inclinées l’une vers l’autre, croisées vers le haut et attachées pour que l’ensemble soit solide car vous récolterez des dizaines de kilos de ces merveilleux haricots toujours tendres et sans fils.A l’automne, vous finirez de les ramasser en sec.

En cas de pluie persistante, les faire sécher en claies sous votre appentis.Ce haricot est à préférer aux haricots ‘’princesse ‘’ nains qui nécessitent des soins continuels concernant l’arrosage, le désherbage et la cueillette au bon moment, si on veut éviter qu’ils ne fassent trop de fils.

Si une mamie ou un papi sont responsables du potager, ce qui est souhaitable, alors le haricot ‘’princesse’’, de même que les fraises, melons, courgettes et autres légumes nécessitant des soins et cueillettes à jour ou heure fixes, seront également cultivables avec des chances de succès.

A vous de juger entre les choses délicates qui demandent des soins journaliers, et des légumes de plein air dont nous avons parlé, légumes qui, après tout, demandent peu de soins et produisent énormément.

 Les oignons, échalotes et ails sont également de culture facile et mulchables.Qant aux pommes de terre, là pas de mulch, mais des binages réguliers suivis d’un buttage vigoureux dès que les tiges seront suffisamment longues.

Pour les pommes de terre, tout comme pour tous les semis qui mettent beaucoup de temps à sortir, tel l’ail, les échalotes et les oignons plantés en bulbe, veillez à les biner avant leur levée mais alors uniquement à l’aide d’un râteau, ou à la herse étrille pour les grandes cultures.

En d’autres mots, il suffit de remuer la terre en surface pour éviter les levées indésirables sans abîmer les frêles tiges en voie de sortie.

à suivre…….

 

exemple d'un jardin bio

exemple d’un jardin bio

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Infusion de compost

OU COMMENT FAIRE FACILEMENT UN FERTILISANT LIQUIDE NATUREL

Prendre un seau de 10l , par exemple , non métallique ;

Le remplir au 1/10 de compost mûr ;

La maturité du compost est indispensable au bon déroulement du processus ;

Compléter par de l’eau de pluie , l’eau du robinet risquant d’inhiber la multiplication des bactéries ;

Aérer avec une pompe d’aquarium en veillant à mettre en place 2 ou 3 tuyaux de façon à bien oxygéner et brasser le mélange ;

La vie bactérienne aérobie va se développer fortement et constituer un véritable levain ;

Au bout de 2 à 3 jours , si le contenu du seau sent la terre , il est temps de l’utiliser ;

Par contre , s’il s’est développé des mauvaises odeurs , il faut le jeter au compost ;

Filtrer les gros morceaux , puis plus finement pour l’arrosoir ;

Ce fertilisant naturel peut être répandu au sol partout , toutes les 2 à 3 semaines  et aussi pour démarrer ou relancer un compost ;

Utiliser chaque fois l’ensemble du seau , sinon les bactéries , privées d’oxygène , vont péricliter et l’infusion ne servira plus à rien , sauf à être jetée au compost.

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Terreau de feuilles

Si vous avez à disposition beaucoup de feuilles qui ne peuvent toutes être mises dans le bac à compost, vous pouvez les mettre en attente dans un coin du jardin. Il faut veiller à ce qu’elles soient humides pour commencer leur décomposition et par la suite aussi,

Éviter les feuilles d’arbres ou arbustes persistants, qui seront mises à part.

Leurs tanins inhibent le développement des jeunes plantes. Ces feuilles peuvent servir dans les allées ou au pied des arbustes en couverture anti-herbes.

Ce sont les champignons qui vont s’atteler à la tâche de la transformation, qui se fera très lentement. Il faut de neuf mois à deux ans pour obtenir un terreau utilisable.

Au début, les feuilles sont peu décomposées et peuvent servir en couverture du sol, au pied des arbustes par exemple.

Puis, lorsque le processus est bien avancé, le produit obtenu pourra servir en paillis au potager ou au jardin d’agrément.

Ce terreau de feuilles peut être utilisé pour les semis. Mais comme il renferme peu d’éléments nutritifs, il faut le compléter par du compost et/ou de la terre de jardin ou de la corne broyée, pour nourrir les jeunes plantes.

Mélangé à du compost et de la terre de jardin, il servira pour les potées. Il pourra aussi être répandu sur la pelouse comme amendement.

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Remarques concernant la couverture du sol

1: Mulch ou mulching ou paillage ou paillis ou couverture du sol sont des termes qui recouvrent le même geste qui consiste à ne pas laisser le sol nu et à lui apporter directement des matériaux qui vont le protéger et/ou le nourrir.

certains praticiens préfèrent distinguer le mulch de la couverture :

pour mulcher, il faut établir un contact étroit avec le sol (aplatir les apports, pour nourrir la vie du sol par leur décomposition) ; mettre au-dessus un paillis qui sera plus aéré et qui servira de couverture.

2: Au jardin, préférer les ressources locales :

feuilles mortes, tontes de gazon, (5cms maxi),  broyats de « tailles » d’arbustes,  cartons , sans encre ni plastique;

 3: Les écorces de pin sont à éviter:

 trop riches en carbone , peuvent donc bloquer l’azote du sol; acidifient le sol et inhibent la vie du sol et la croissance des plantes fragiles; peuvent infester le sol et les plantes avec des maladies persistantes;

 4: Les feuilles de thuya ou cupressus inhibent la croissance des herbes indésirables et doivent donc être utilisées dans les allées mais pas en couverture du potager; de même que les feuilles d’arbres et d’arbustes persistants;

 5: Si vous n’avez pas assez de matériel, vous pouvez vous procurer, dans les jardineries, des paillettes de lin ou de chanvre, ou des coques de cacao;

 Ces matériaux maintiennent la faune et s’intègrent au sol en fin de saison.

 De plus, les coques de cacao apportent des éléments nutritifs.

 Si vous disposez de paille , vous pouvez la répandre jusqu’à 10 cms d’épaisseur;

6: Il existe, dans le commerce, des films biodégradables de compositions diverses ( voir le n°151 de la revue Les Quatre Saisons ) : vérifier qu’il ne reste pas 2% de film polyéthylène , qui s’effrite avec le temps mais qui est non biodégradable;

7: Ne pas oublier l’intérêt des pierres et débris de poterie ou autre: placés au pieds des plantes au printemps, ils peuvent contribuer au réchauffement du sol, tout en limitant les herbes sauvages;

8: Dans le même ordre d’idées, mettre des paillages clairs en été et sombres en hiver;

9: Pour lutter contre des herbes envahissantes, telles que le chiendent ou pour mettre en culture une friche, une couverture de cartons peut faire l’affaire.

Répandre tout d’abord un peu de fumier frais ou de compost; puis placer des cartons (sans encre de couleur), superposés comme les tuiles d’un toit.

Ensuite, recouvrir les cartons de bonne terre ou de vieux compost, sur une épaisseur de 10 cms.

Après avoir arroser copieusement, éparpiller de la paille sur une épaisseur de 12 à 15 cms d’épaisseur.

Cultiver d’abord des plantes solides: pommes de terre ou courgettes: en écartant la paille et la terre pour percer les cartons et mettre en place les plants.

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Link

Pierre Rabhi :

« L’écologie interroge notre regard sur la vie »

 dans Reporterre, le quotidien de l’écologie