Besoins des légumes en compost

Plantes exigeantes: 3 à 5 kg par m² et par an:

artichaud, aubergine,, bette ou poirée, cardon, céleri, chou, cocombre et cornichon, coqueret du Pérou, courge, courgette, épinard, fenouil, maïs, melon, poireau, poivron, pomme de terre, rhubarbe, tétragone, tomate.

Plantes moyennement exigeantes: 1 à 3 kg par m² et par an:

asperge, betterave, carotte, chicorée, haricot, laitue, panais, persil, pissenlit, pois, salsifis, scorsonère.

Plantes peu exigeantes: apport nul:

ail, arroche, chou de Bruxelles, cresson, crosne, échalote, endive, fève, mâche, navet, oignon, pourpir, radis, topinambour, plantes aromatiques.

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Prêter son jardin, partager ses récoltes, des annonces

sur le site: http://www.plantezcheznous.com/

des annonces par département

si vous voulez prêter un jardin ou le partager

ou si vous êtes à la recherche d’un jardin

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Précautions à prendre pour la cueillette et la consommation des plantes sauvages:

s’abstenir de ramasser dans les vergers, vignes ou fossés près des cultures traitées aux pesticides;

ou au bord des routes (pollutions);

éviter de cueillir dans les lieux fréquentés par les chats et les chiens;

éviter les salades aquatiques (cressons) dans les régions d’élevage (parasites : douve…);

laisser à la plante la possibilité de se reproduire , ne prélever que quelques feuilles , ou couper au collet au dessus de la racine.;

ne récolter que la quantité qui sera consommée;

utiliser des sacs en papier et des paniers pour mettre la récolte : çà fermente dans les sacs en plastique;

se laver les mains après la cueillette.

ne consommer que les plantes dont l’identification est sûre, au besoin, se faire aider par un connaisseur;

laver la récolte à grande eau, puis faire tremper dans une eau vinaigrée et rincer , surtout les herbes à manger crues;

dans ce cas , il vaut mieux , surtout dans l’est de la France , cueillir à au moins un mètre au dessus du sol pour éviter l’échinococcose ( parasite du foie transmis par les déjections de renard);

préférer pour la consommation les plantes aux stades précoces, la concentration en principes actifs pouvant être trop importante ensuite;

respecter scrupuleusement les recommandations d’accommodement: crues ou cuites;

respecter aussi les indications de consommation ou non-consommation pour les différentes parties des plantes: racines, feuilles et fleurs ;

pour tester une éventuelle allergie personnelle et/ou si vous n’avez pas l’habitude de consommer des plantes sauvages, commencer par de très petites quantités, par exemple, quelques feuilles.

 

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Cultures insectifuges

Les plantes associées ont avantage à être semées en ligne et doivent entourer ou séparer les parterres de plantes principales pour que les insectes ou vecteurs de maladies soient obligés de franchir ce barrage ‘bio’, ce qui les en dissuadera ou les détruira.

Absinthe:

                      repousse

pucerons du radis, mites, piéride du chou;

Ail:

nématodes,pourriture grise,oidium du rosier et des arbres fruitiers, cloque du pêcher ;

Armoise:

pucerons, altise,mouche de la carotte, piéride du chou, limace;

Basilic:

mouches, moustiques, doryphore;

Bourrache:

action générale, (attire les abeilles);

Capucine:

puceron lanigère du rosier et du pommier, puceron noir du brocolis;

Ciboulette:

pucerons, tavelure de la pomme, gale de la pomme de terre, oidium du rosier et des

arbres fruitiers, cloque du pêcher;

Lamier:

de nombreux insectes dont le doryphore;

Lavande:

limaces, fourmis, chenilles, mites;

Marjolaine:

fourmis;

Menthe:

puceron noir, altise, acariens, mouche du chou, piéride du chou, fourmis, moustiques,

vertébrés;

Oeillet d’Inde ou tagète:

nombreux insectes, (mais attire les limaces), mouche blanche de la tomate, nématodes

des racines;

Oignon:

de nombreux insectes;

Romarin:

mouche de la carotte, mites;

Sarriette vivace:

insectes;

Sauge:

limaces, fourmis, chenilles, mites, piéride du chou;

Souci:

de nombreux insectes, dont les nématodes de la pomme de terre, piéride du

chou , coléoptère du haricot mexicain;

Thym:

piéride du chou;

Tanaisie:

fourmis, vers du chou, punaise de la courge, scarabée japonais,chrysomèle rayée du

concombre;

On pourra trouver des dizaines d’autres associations favorables à la croissance des plantes principales.

De même que de nombreux purins de plantes , qui pourront agir sur les proliférations gênantes de parasites.

Ces indications sont tirées en grande partie de la nouvelle revue: Les Cahiers du Potager (en kiosque).

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Carpocapse de la pomme ou ver de la pomme

Tiré de: Ravageurs et Maladies au jardin: les solutions biologiques.

de O.Schmid et S.Henggeler aux éditions Terre Vivante

Le papillon a une envergure d’environ 20 mm. Ses ailes antérieures sont grisâtres avec des lignes ondulées et des taches cuivrées brillantes. La chenille, qui atteint 20 mm, est blanchâtre avec une tête rouge-brun et un écusson sur la nuque. Les oeufs, blanchâtres, mesurent 1 mm.

Le papillon vole de juin à août (la date du vol principal varie selon les régions), au crépus­cule, lorsque la température dépasse 15° Toute la journée, il reste sur le tronc et les branches, les ailes fermées. Les oeufs sont pondus un à un, d’abord sur les feuilles, puis sur les fruits. La chenille pénètre dans le fruit. A la fin de son développement, elle quitte le fruit et se réfugie sous l’écorce des arbres ou dans d’autres cachettes, où elle hiverne. Elle se nymphose au printemps. Si on l’amène avec les fruits dans le fruitier, elle y hiverne dans les fentes des rayonnages. Les chenilles qui arrivent sur le sol avec les fruits tombés retournent dans les arbres. Par temps chaud, une seconde génération est possible (en géné­ral la première quinzaine d’août), voire même une troisième. Cela concerne surtout le Midi de la France.

Espèces attaquées : arbres fruitiers à pépins (notamment pommier), dans les régions chau­des; également abricotier et noisetier.

Dégats:

les jeunes chenilles pénètrent dans le fruit et en détruisent le coeur. Les déjections sont évacuées d’abord par l’orifice d’entrée, puis par une galerie plus importante. Dans les régions chaudes, les dégâts peuvent être importants. Les fruits atteints mûrissent et tombent prématurément. Prévision et contrôle des attaques en été par piégeage des papillons et comptage des fruits atteints.

Lutte Préventive :

– favoriser les auxiliaires, notamment les chauves-souris et les oiseaux (pic, mésange bleue);

– traiter à l’infusion de tanaisie ou d’absinthe, pour induire en erreur les papillons, l’odeur des pommes étant couverte par celle de l’infusion;

– au Japon, on enferme les pommes, de juin jusqu’à un mois avant la récolte, dans des sacs en papier, pour protéger les fruits du carpo­capse, ainsi que de la tavelure tardive. Des essais sont en cours en Suisse (source : Centre de Recherches de Wàdenswil).

Directe:

– en ramassant aussitôt les fruits tombés, une partie des larves peut être ramassée avant qu’elles ne quittent les fruits;

– disposer sur les troncs des bandes-pièges en carton ondulé, à partir de fin mai, à au moins 20 cm au-dessus du sol; contrôler les chenilles qui viennent se réfugier dessous et les brûler ;

-en juillet, faire 2 traitements à trois semaines d’intervalle avec un pro­duit à base de pyrèthre et de roténone. L’efficacité de cette méthode est insuffisante et elle n’est pas recommandée officiellement;

– de toutes façons, ne traiter qu’à la tombée du jour pour éviter de nuire à tous les insectes butineurs;

– des essais sont en cours en vue de réduire les attaques de carpocapses par des virus, des substances sexuelles ainsi que par la stérilisation des mâles par irradiation.

Compléments:

– essayer des pulvérisations d’argile à 10 pour 1000…

– mettre des pièges avec du vinaigre de cidre en périphérie pour attirer les carpocapses:

90cl d’eau+10cl de vinaigre+100g de sucre.

-mettre des bandes rouges enduites de glu autour des troncs.

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Doryphores de la pomme de terre

Le doryphore mesure 10 à 11 mm; il est ovale et bombé, jaune brillant avec des taches noires. Chaque élytre est marqué de 5 lignes longitudinales noi­res. La tête, les pattes et les deux rangées de plaques sur les côtés de la larve sont noires, le corps est jaune-rouge. Les larves mesurent 15 mm. Les neufs sont jaunâtres et ont une forme ovale. On les confond facilement avec les oeufs des coccinelles.

Les doryphores passent l’hiver dans le sol, à 25-50 cm de profondeur. Ils sortent lorsque la température atteint 14-15° et mangent les jeunes feuilles pendant une période de maturation de 1 à 2 semaines. Ils pondent des veufs de 1,5 mm de long en amas à la face inférieure des feuilles de pommes de terre et, éventuellement, des tomates et d’autres solanées comme la jusquiame ou la belladonne. C’est là que se développent les larves, qui se nourris­sent des feuilles de pommes de terre.

La nymphose s’effectue dans le sol à 5-20 cm de profondeur et les adultes sortent 1 ou 2 se­maines plus tard. L’ensemble du cycle de développement duré 1 à 2 mois. De nombreux jeunes adultes s’enfoncent déjà dans le sol en août pour y hiverner. Les adultes qui naissent tardivement cherchent refuge dans les pom­mes de terre et sont ainsi disséminés. Le dissé­mination des doryphores, venus à l’origine d’Amérique, se fait également par des vols lors des journées chaudes.

Les doryphores causent des dégâts importants, le rendement en tubercu­les pouvant être considérablement réduit lorsqu’une partie importante des feuilles est mangée.

Des expériences comparatives ont montré que les attaques de doryphores sont plus faibles avec une fertilisation à base de compost bien décomposé plutôt qu’avec des engrais minéraux solubles.

Plante attaquée : pomme de terre. Hôtes secondaires : aubergine, tomate, jusquiame, belladonne.

Dégâts : à la sortie de l’hiver, les doryphores, puis leurs larves, font d’abord des trous dans les feuilles, puis mangent toute la feuille en partant du bord. Les jeunes adultes mangent les pommes de terre.

Lutte Préventive:

– fertiliser avec du fumier ou du compost bien décomposé, de la poudre

de roche ou des algues calcaires, selon la nature du sol;

– les ennemis naturels du doryphore sont, notamment, les faisans , les poules et les

crapauds;

– à la récolte, détruire les tiges et les restes de pommes de terre;

-pour favoriser la croissance, traiter au purin d’ortie ou avec des extraits d’algues;

-faire des poudrages avec des poudres de roches pour augmenter la teneur en silice des plantes.

-alterner les rangs de pomme de terre avec:

oeillets d’inde, pétunias, soucis, tanaisie, aneth, coriandre, ciboulette, menthe, lin, ail, raifort, haricots, chanvre, moutarde, qui, par leurs émanations, trompent et repoussent les doryphores;

-essayer, dans le même but, le marc de café;

-placer en bout de lignes: lin, raifort, ricin.

-essayer aussi, en pulvérisation sur les larves, un produit à base de Bacillus thuringiensis.

Directe:

-utiliser une décoction de chataire fraiche , à raison de 150g pour 5l d’eau bouillante; filtrer au bout de 30′, pulvériser après refroidissement;

-ramasser à la main, précocement, les larves et les adultes;

-utiliser les pommes de terre précoces déjà germées comme appats;

– réduire les larves et les adultes en cendres et répandre ces dernières;

– faire plusieurs poudrages avec des algues ou des poudres de roches (face inférieure des feuilles), la matin par beau temps;

– les traitements anticryptogamiques au cuivre ont une action préven­tive contre le doryphore;

-en cas de fortes attaques, traiter (poudrage ou pulvérisation) avec un produit à base de pyrèthre;

-essayer aussi le purin d’ortie assez frais , tous les 3 jours, dilué à 10%.

D’après O.Schmid et S. Henggeler: Ravageurs et maladies au jardin : les solutions biologiques, aux éditions Terre Vivante

légérement complété par diverses lectures.

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A faire au jardin: au deuxième trimestre

Avril

Semer:

à chaud: aubergines, basilic, blettes, céleri, chicorée, concombre, melons, poivrons, tomates, une première série de courgettes et de potirons.

en pépinière ou en godets:

chou de Milan, chou cabus, chou brocoli, chou-fleur, chou de Bruxelles, laitues d’été, poireau.

en pleine terre:

betterave, carotte, céleri-rave, cerfeuil, choux, ciboulette, coriandre, épinard, fenouil, laitue, maïs doux, navet, fève, oseille, panais, persil, pissenlit, poireau, pois, radis, salades, salsifis, scorsonère, thym.

les engrais verts, selon libération des planches.

sous protection:

une première série de haricots verts.

Repiquer:

sur couche froide:

aubergines, chicorées, melons, poivrons, tomates.

Planter:

artichauts, asperges, chicorée , poireau, oignons, pommes de terre, topinambour.

Autres travaux:

aérer tous les semis sous abris.

éclaircir les divers semis.

continuer la préparation des planches.

répandre le compost.

enfouir les engrais verts.

bêcher.

élaborer du purin d’ortie.

Mai:

Semer:

en pépinière:

chou d’hiver, chou-fleur, chou de Bruxelles, endives.

en pleine terre:

cardons, carottes d’hiver, céleri, céleri-rave, courges, haricots verts, laitues, melons, oignons, scorsonères.

Planter:

aubergine, cardon, céleri, céleri-rave, chou de Bruxelles, concombre, cornichon, laitues, melons , poireau, poirée, tétragone, tomates.

Autres travaux:

arroser les pois et haricots pour qu’ils soient tendres,

donc , ne pas oublier de couvrir le sol, éventuellement avec un mulch épais,

butter les pommes de terre,

pailler les semis, et les jeunes plants.

pailler les fraisiers.

biner,sarcler.

faire des purins de plantes.

lutter contre les limaces.

Juin:

Semer:

en pleine terre:

toutes les salades sur place,

carottes, haricots, pissenlits, pois, navets, radis ( à arroser ).

en pépinière:

endive, céleri, chou d’hiver, chou-fleur.

Planter:

poireau d’hiver, chou d’été, chou de Bruxelles.

Autres travaux:

tailler et tuteurer: aubergines, tomates.

tailler: courges et melons.

couvrir tous les semis, arroser si nécessaire, découvrir dès la levée.

ombrer si l’ensoleillement est trop fort.

biner, sarcler,éclaircir.

enfouir moutarde.

pailler.

butter les pommes de terre.

purins d’ortie et prêle.

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Identification assistée par ordinateur des plantes sauvages

système mis au point par   Pierre GOUJON de l’Université Pierre et Marie Curie (Paris VI)


Les descriptions présentées ont été générées par le Système d’Identification Interactive Multimedia, qui permet aussi une identification simple, à partir de caractères illustrés.

La base contient actuellement 383 espèces parmi les plus communes, et va s’enrichir progressivement.

L’adresse du site:

abiris.snv.jussieu.fr/

consulter l’herbier en images:

http://abiris.snv.jussieu.fr/flore/herbier.php

pour avoir plus de détails sur une plante, cliquer sur l’index desnoms communs

là vous aurez toute la description en images de la plante sur laquelle vous avez éventuellement des hésitations

pour choisir de déterminer une plante sauvage :

http://abiris.snv.jussieu.fr/flore/flore.html

puis se laisser guider.

Cet outil permet de confirmer ou infirmer une détermination.

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Graines de plantes sauvages comestibles

Graine de Vie

Vincent Bourbon
Mercin
23420 Merinchal

06.23.72.96.44 vincent.bourbon@hotmail.fr

http://www.grainedevie.net

 

LE JARDIN DU NATURALISTE

36 Bis Rue Dufour Lebrun
60590 – TALMONTIERS

03 44 84 92 96  olivetc@free.fr

http://www.olivier-tranchard.fr

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Favoriser les coccinelles

Fabriquer des abris pour les coccinelles:

d’après les Jardins de Noé

Très voraces, les coccinelles sont connues pour leur efficacité contre les pucerons. En consommant jusqu’à 100 individus par jour au stade adulte, et jusqu’à 260 individus par jour au stade larvaire, elles sont de véritables alliées du jardinier. C’est pourquoi on les qualifie d’insectes « auxiliaires ».

Les favoriser pour préserver votre potager !

Mode de vie

Les coccinelles appartiennent à l’ordre des coléoptères, au même titre que les carabes. On en compte environ 4000 espèces différentes à travers le monde, dont une centaine sont présentes en France. Selon les espèces, leur durée de vie peut varier de quelques semaines à deux ans.

Pourquoi les favoriser ?

Favoriser la présence des insectes auxiliaires au jardin, et ce dès le début du printemps, est essentiel pour lutter contre les ravageurs, en particulier contre les pucerons qui commencent à se multiplier. Heureusement, de nombreux auxiliaires sont susceptibles d’intervenir à temps à condition d’avoir survécu à l’hiver et d’avoir de la nourriture à leur disposition dès l’arrivée des beaux jours.

Comment les favoriser ?

Il suffit de peu de choses pour favoriser les insectes auxiliaires dans son jardin, et ainsi assurer la protection naturelle des plantes cultivées : des ressources alimentaires adaptées et en quantité suffisante, des sites de reproduction, et enfin des abris pour passer l’hiver.

Les 3 règles essentielles pour implanter ses abris à coccinelles :

–    Multiplier les abris en différents points du jardin
–    Privilégier les lieux ensoleillés
–    Choisir des coins à l’abri de la pluie et du vent

L’hivernation des coccinelles

Alors que la plupart des insectes passent l’hiver au stade d’œuf ou de larve, les coccinelles hivernent au stade adulte, en état de vie ralentie. Certaines peuvent partir à la recherche d’abris dès la fin du mois d’aout, et hivernent généralement dans des trous d’arbres, sous les écorces, dans des fissures de murs ou encore sous des tas de pierres. Si elles ne trouvent pas leur bonheur dans le jardin, il n’est d’ailleurs pas rare que certaines d’entre-elles pénètrent dans les maisons, attirées par la chaleur et la lumière. Or les conditions de vie à l’intérieur ne leur laissent que peu de chance de survie (sécheresse, manque ressources alimentaires, nettoyage, etc.). L’installation de refuges permet ainsi de combler un déficit en abris naturels.

La boîte en bois percée

 Fabrication : Une boîte en bois de type nichoir à oiseau et percée de trous légèrement ascendants (les coccinelles tendent à grimper) constituera un refuge sûr et abrité du vent et de l’humidité. Pensez également à le remplir de feuilles mortes sèches, ou à défaut de papier journal froissé.

•    Où ? : Pour que chaque espèce y trouve son bonheur, multipliez les abris en différents points du jardin. Installez-en certains en hauteur (le long d’un mur, d’un arbre ou d’une haie à floraison précoce, par exemple), et d’autres au ras du sol, de préférence sur des pierres pour les isoler du sol.

•      Quand ?: Aménagez vos refuges à coccinelles dès la fin de l’été, et veillez à bien les nettoyer avant de les réinstaller l’année suivante !

Les planchettes de bois alignées

Les coccinelles aiment également se réfugier dans des abris constitués de planchettes de bois, disposées parallèlement les unes des autres, et espacées d’environ 5 mm.

•    Matériel : découpez dans du bois contreplaqué marine :
–    2 planchettes de 20 cm x 15 cm x 1 cm (plancher et toit)
–    5 planchettes de 20 cm x 15 cm x 0,5 cm (cloisons intérieures)
–    2 planchettes de 7,5 cm x 15 cm x 1 cm (côtés)
–    1 planchette ou une toile étanche de 22,5 cm x 7,5 cm (pour le fond)
–    1 toile étanche ou une ardoise de 25 cm x 15 cm (pour le toit)

•    Fabrication : Clouez ou vissez horizontalement les cloisons, le plancher et le toit sur les côtés, en espaçant les planchettes les unes des autres de 5 mm. Recouvrez ensuite le toit d’une ardoise ou d’une toile étanche pour protéger l’abri de la pluie

Le paillis de feuilles mortes

Pour favoriser l’hivernage des coccinelles, vous pouvez également mettre en place un paillage d’hiver, constitué de feuilles mortes. À condition bien sûr de ne pas le nettoyer avant la fin du mois de mars !

Les fagots, disposés à la verticale ou à l’horizontale, constituent également de bons gîtes pour les coccinelles.

Assurer la présence des coccinelles à la fin de l’hiver

Veiller à la survie des coccinelles pendant l’hiver, c’est bien, encore faut-il leur offrir un environnement favorable lors de leur reprise d’activité.

•    Autoriser les pucerons à proximité des parcelles cultivées : Etant incapables de se déplacer sur de longues distances, les larves de coccinelles doivent évoluer à proximité de leurs proies. Ainsi, les coccinelles adultes pondent uniquement sur des plantes déjà infestées de pucerons (pas de pucerons, pas de coccinelles). Maintenir quelques pieds d’orties dans un coin de son jardin est un excellent moyen d’attirer les pucerons, et donc les coccinelles. De plus, puisque les pucerons qui se nourrissent d’orties sont spécifiques de cette plante, ils seront inoffensifs pour vos cultures !

•    Pratiquer un jardinage raisonné : Enfin, comme de nombreuses autres espèces, les coccinelles sont des insectes très fragiles. Pour assurer leur survie il convient donc de limiter l’emploi de produits phytosanitaires, voire de le stopper intégralement, en lui préférant des méthodes plus naturelles, telles que la lutte biologique.

L’anecdote

Contrairement à l’idée reçue, le liquide jaune-orangé sécrété par les coccinelles n’est pas un excrément ! Il s’agit en réalité d’une substance répulsive qu’elles libèrent lorsqu’elles se font saisir par des prédateurs.

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